Sourires…

Fin de congé et reprise du boulot, ouaip pas drôle, je sais… et mon boss (bon catholique bien pensant) qui en toute innocence me demande :

- "Alors Black Fury, prête à reprendre le collier ?"

et moi, la tête pleine des souvenirs de tous les instants merveilleux passés auprès de mon "Il" de répondre :

- "oh oui, Monsieur, dès que possible"…

;)

16.31′

dc7c077b431dfea8ad3a263999659d24.jpg

Un jeudi matin, une gare, un train, onze heure trente-huit, le coeur qui bat, un peu trop flou, un peu plus vite. Ticket poinçonné, point de sonneur, pas de lilas. Mes pensées s’égarent là, en salle des pas perdus, des pas trouvés, des suspendus entre rails et quais…

Regards croisés, croisés seulement, cadence de milliers de pas pélerins, croisés en rade, paumés en croisades, à la recherche du gain, voulant combler le vide de ce rien qu’ils portent si lourd au creux de leurs reins, sous l’étendard des “non” pas, des mouvances des non-dits, ce parfum d’interdits, sous ciel de passé maudit. Certains trouvent passages, tels tunnels, images figées menant vers Rituel. Refus de l’indécence de ce genre de codes. De ce genre de rites. Gare ta bite, c’est pas la récré, ce texte invite à d’autres pensées…

Chercher le chemin, chercher l’issue. Suivre mon seul sillage, quitte à le parcourir nue. Deux mille ans d’héritage que je dilapide, que je lapide, que j’exécute d’un NON en pleine tête, que je met à mort au champs d’honneur, au chant d’horreur d’un signe, qui en paysage indigne, ne voit que l’illusion Satane, là où existe La Femme…

A l’ombre de mes peurs, il y a l’ambre précieuse d’un coeur. Voyage initiatique, quelques notes de musique… Voyage immobile, pensées profondes, futiles, fécondes, stériles. Tourne manège, déchire ce voile de soie grège, ce voile fait de tare en tule noire… A-t-elle moins libre-arbitre, celle sous sous sa burka, que l’autre à l’ombre de sa croix ? Réflêchi bien avant de répondre ! sourires…

Avancer encore, avancer d’un pas. Talon aiguille sur marche-pieds, train passerelle vers une autre réalité. Un jeudi de mai, seize heure trente et une. Une gare, un quai…

C’est Libre que je sortirai de brumes.

Caly 01.05.06