Sous l’eau elle se coule, elle se love et se roule… Elle rit sous la caresse des gouttes qui l’éclaboussent, lui frappent les fesses. Elle rit, se cambre, se tend comme pour accueillir la main d’un amant la fessant tendrement. Au creux du ventre les papillons s’éveillent et doucement s’agitent, c’est comme des ailes qui palpitent, aucun doute le jeu l’amuse, le jeu l’excite.
Elle se regarde dans le miroir en face, observe ce corps qui lui fait face. Elle se détaille, frissonne les seins couverts de mousse, la peau douce si douce sous les mains. Ses paumes massent et pétrissent, soulèvent les lobes qui tendrement frémissent.
De ses ongles laqués, elle pince entre le pouce l’index ses tétons dressés, son regard glisse sur la glace, éffleure le ventre, descend, descend jusqu’au sexe, à la peau lisse, fraîchement épilée, coquillage doucement ourlé de plis délicats, au creux desquels brille un bijou d’argent, anneau ornant bouton de rose couleur incarnat. Du bout des doigts, elle se frôle, s’éffleure, riant de sentir la chaleur grandir au creux de ses reins, elle joue de son désir, fait monter le plaisir, se servant du jet savament dirigé comme d’un jouet, laissant ses fantasmes l’envahir toute entière, s’ouvrant peu à peu sous les caresses de l’eau, qui tour à tour se fait bouche gourmande ou amant la pénètrant doucement. Elle ronronne de désir, retarde l’instant, encore un peu, un peu seulement, puis se rend, dans un cri, feulement de plaisir. Milles soleils, autant d’étoiles parcourrent son corps qui cadence sous les spasmes, s’ouvre encore pour jouir encore, pour jouir plus fort…
La tempête s’apaise, l’esprit reprend son calme, d’un sourire, encore sous le charme du plaisir, elle se rince, se sèche…
Puis regardant l’heure, éclate de rire. Décidément comme chaque jour, elle est, une fois de plus, à la bourre
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