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Je sens bien que tu t'éloignes, chaque jour un peu, chaque jour d'un pas. Loin de nos château en Espagne, de nos rires et de nos jeux, chaque jour un peu, un peu plus loin…
Une fille danse sur la plage,
musique douce et coquillages
elle cadence sur vagues d'écumes
fragrances de larmes ou de brumes
Je reste là, sur la grève, les yeux te cherchant sans trève sur l'horizon de ma peine. Non, l'ami ne t'inquiète pas. Je suis triste mais sereine, tu sais bien que je suis de la race de celles qui aiment par delà l'espace et au delà du temps…
Une goutte dans tes brumes,
larme tendresse sur l'écume
de vagues d'eau en mouvance
au port d'attache de mes errances
Je sens bien que tu t'envoles, tel l'oiseau, ivre de liberté, et moi… et moi… clouée au sol, je te regarde prendre ton envol, sans faire un seul geste pour te retenir. Il faut bien que l'un des deux reste, si l'autre veut s'en revenir…
Vole l'oiseau, vole à en vivre
Vole, vole à en rire,
enfin libre hors vagues à l'eau,
sans vague à l'ame
moi je t'attend,
moi… je suis femme
Non l'ami, ne t'inquiètes pas, je reste là, au pays de mes rêves immobiles, de mes pensées fugaces parfois un rien futiles. Non, il ne faut pas que tu t'arrêtes, ni avant ni après, car tu sais sur ma planète, il n'y a pas de place pour les vains regrets…
Une fille danse sur la plage,
musique douce et coquillages
elle cadence sur vagues d'écumes
fragrances de larmes mais sans brumes
Caly 12.2005