Jamais je n'ai cherché la gloire
Ni voulu dans la mémoire
des hommes
Laisser mes chansons
Mais j'aime les mondes subtiles
Aériens et délicats
Comme des bulles de savon.
J'aime les voir s'envoler,
Se colorer de soleil et de pourpre,
Voler sous le ciel bleu, subitement trembler,
Puis éclater.
A demander ce que tu sais
Tu ne dois pas perdre ton temps
Et à des questions sans réponse
Qui donc pourrait te répondre?
Chantez en coeur avec moi:
Savoir? Nous ne savons rien
Venus d'une mer de mystère
Vers une mer inconnue nous allons
Et entre les deux mystères
Règne la grave énigme
Une clef inconnue ferme les trois coffres
Le savant n'enseigne rien, lumière n'éclaire pas
Que disent les mots?
Et que dit l'eau du rocher?
Voyageur, le chemin
C'est les traces de tes pas
C'est tout; voyageur,
il n'y a pas de chemin,
Le chemin se fait en marchant
Le chemin se fait en marchant
Et quand tu regardes en arrière
Tu vois le sentier que jamais
Tu ne dois à nouveau fouler
Voyageur! Il n'y a pas de chemins
Rien que des sillages sur la mer.
Tout passe et tout demeure
Mais notre affaire est de passer
De passer en traçant
Des chemins
Des chemins sur la mer
Antonio Machado
note : texte que l'on peut écouter sur mon radio-blog. *sourire*
L'Eronaute a dit,
mai 22, 2006 à 10:45
Il a fallu que je triture mes stats dans tous les sens pour découvrir que quelqu’un était passé me voir en empruntant un chemin inconnu : ailes.wordpress… Et je me trouve ici, comme sur une île à la végétation luxuriante après des mois de traversée…
Mais comment diable m’avez-vous trouvé, vous, pour ensuite me mettre dans vos liens ? Je vous en remercie…
Caly a dit,
mai 23, 2006 à 10:37
Sourires…
C’est moi qui vous remercie Eronaute, Je vous lis depuis longtemps Depuis plusieurs mois. En fait, c’est vous qui m’avez découvert, sur un blog défunt que j’avais baptisé “Labyrinthe”. Vous y aviez laissé un commentaire, me demandant (si mes souvenirs sont bons), “si il y avait d’autres chemins dans ce dédale”…
Etait-ce prémonitoire ? J’aime à le croire….