au bord du Ni(hi)l

Il y a le bord, le bord de l'océan. Et moi devant. Cette envie de plonger dedans. Il y a ce bord, cette autre rive, cette dérive. Je file, je floue, je me défile. Je me sauve, je me dérobe.

Il y a le bord, ce bord d'océan qui depuis si longtemps m'invite, m'incite. J'ai envie de sauter le pas, de nier l'interdit, de partir pourquoi pas ? t'es qui pour vouloir me garder ici ? Nul ne comprendra jamais les rapports intimes d'une suicidaire avec la mort, non nul ne comprendra jamais, mais qu'importe…

Au bord du Ni(hi)l est une flamme, une valeur ancestrale, on l'appelle "l'amour" je crois. Mais là moi je suis goutte dans le ni(hi)l, je suis larme dans le courant, je coule droit devant, jusqu'à l'océan, océan d'oubli, celui ou rien n'est dit, tout est rêve, est-ce une trêve ? je ne sais. Tiens, toi qui me lit, que pense-tu des interdits ? sais-tu que pour moi la mort est une amie ? Je vague, je ne vogue pas, c'est trop dur parfois.

Demain est un autre jour, oui, un jour de plus ou j'aurai à décider si je pars ou si je reste là…

31

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Je pourrais dire que j’ai le moral dans les chaussettes, mais comme je n’en porte pas, autant dire dans les talons… Talons aiguilles, il va de soi, après tout je suis fille, un vraie nana…

Donc moral dans les talons, démarrage vers l’auto-dérision…

Pourquoi donne-t-on au spleen des noms d’insectes ? Cafard, Bourdon… parce qu’on peut les chasser d’une claque ?

De la claque à la fessée, mes pensées musardent… plus que 31 jours à tenir… et je tiendrai la main courante d’un Thalys tout lisse qui glissera sur les rails qui mènent au TGV, qui m’emmènera vers mon “IL” sur son île…

purée !

Duo…

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Quand sur mon aile, il se fait "IL"…. Quand sur son île, je deviens "ELLE"

Rires…

Je signale, pour info à celui/celle qui vient chaque jour lire ce blog en utilisant les mots-clé "pute, black photo, son cul" que :

1. pute? : oui si l'ex compte pour toi….

2. black? : non, sauf regard noir parfois…

3. photos? : oui (voir blog annexe)

4. mais de mon cul : jamais ;)

soupirs…

Je regarde le gamin assis en face de moi. Le silence rend sa nervosité, sa tension presque palpable. Il a le visage fermé, butté, pale de trop de joints fumés ce week-end.

Sur la table entre nous, un papier sale et froissé, couvert d'une écriture enfantine, non formée, comme balbutiante et des mots orduriers que ce gamin a écrit vendredi dernier à l'attention d'un de ses collègues de l'équipe du soir… un billet d'insulte qu'un vent favorable (?) à déposé entre mes mains.

Je regarde ce gamin, je me dis qu'il pourait être le mien…. si le destin avait été… différent.

Comment expliquer à ces jeunes, à ces presqu'enfants encore, qu'il existe une notion qui s'appelle : le respect ? Comme leur faire comprendre la différence entre l'humain et l'animal, leur faire prendre conscience qu'ils valent mieux que ces mots d'insultes échangés, ces menaces parfois à peine voilées… Ils n'ont aucune notion des mots, aucune notion de rien, sauf leur monde de violence, de rires gras soulignant des blagues salaces, du pointé de doigt quand ils ne sont pas d'accord….

Je fatigue parfois face à mes p'tits gars. J'ai envie de baisser les bras. Je regarde ce gamin, les pensées fusent, des images fugaces, tenaces… J'ai envie de lui dire : "lèves-toi, retourne bosser, on n'est pas de la même race ! moi je suis humaine ! mais toi ? "….

Il me toise, il sent que je pourrais craquer là maintenant… Il a l'instinct de tous ceux qui ont souffert du manque. Du manque d'amour, avant le manque de shit, du mal d'affection avant même de comprendre le mal-être, s'imaginant dans sa révolte être mâle, donc dominant… Il me toise, se croit vainqueur, il n'est pour l'instant que vain-coeur….

Je lui demande doucement…. : "si je t'avais écrit la même lettre que toi à ton collègue… qu'aurais-tu exigé en réparation ?"

- "des excuses" ! sa réponse fuse…

je souri, puis j'éclate de rires…. : "donc?"

- "donc quoi?" il aboye

- "tu l'exigerais pour toi, alors pourquoi ne pas le faire pour un autre?"

- "…. "

- "il vaut moins que toi?"

- "nan!"

- "alors? pourquoi ?"

- "ouaip bon, je vais m'excuser ! vous êtes contente?"

- "Oh oui mon p'tit gars que je le suis ! Tu me feras ça pour demain matin ?"

- "ouaip, mais c'est bien parce que c'est vous !"

- "nan ! c'est parce que c'est toi"

- "ouaip, bon, je peux y aller maintenant ?"

- *soupir*

(entre nous, je les aime bien, mes p'tits gars… sourire…. mais surtout ne leur répétez pas ;) )

Encore du foot ?

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Ouaip ! même mon chien est fan ;-)

Il suffit parfois…

Oui il suffit parfois d’un billet, tel celui de chez Dame pour que l’envie me prenne de poster ici un ancien texte… (enfin quand je dis “texte” c’est un grand mot… sourires) mais j’aime et j’aimerai toujours dire les choses comme elles sont… je me suis tue trop lontemps faut croire….

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Il suffit parfois…

d’un commentaire… qui d’ailleurs n’en est pas vraiment un, vu qu’il ne commente pas un texte, mais s’en sert comme support….

La recherche sur google ayant amené “slut” chez moi est ” blog journée de la femme”, moins grave que certains autres mots clés, non ? …. sourires….

Recherches approfondies parce que le sujet m’intéresse, et un site trouvé, c’est , réservé bien évidemment aux adultes…

Alors quoi ? se diront certains. Cela vaut-il que Caly poste un billet là dessus ? Ben oui ! tout simplement que, même si la situation n’est pas la même dans mon pays, je sais ce que veut dire “être mise au ban de la société”. Il n’y a pas si longtemps encore je me faisais traiter de garce, de pute, de salope, de femme “ayant vécu” par une bonne bourgeoise bien planquée… alors que le métier je l’ai quitté à 27 ans… ça fait un bail pourtant… Sourires…

Oui le métier je l’ai fait. J’ai commencé à 16 ans, peu après l’avortement. Parce qu’après ce genre de finalité et en cavale, t’as pas vraiment le choix tu vois ? C’est crever ou survivre. Manger aussi. Parce que les mecs, ils pensent à te souler, à te baiser, mais jamais à te nourrir quand t’es paumée. Alors tu finis par comprendre qu’il faut du pognon en compensation. J’ai ramé, j’ai pleuré. J’ai pris des baffes et des coups. J’ai connu la peur. la vraie peur. J’ai subi viol et violences. J’ai appris aussi. Les “Hommes” et les “hommes”. J’ai subis les macs et arnaqué les pigeons. J’ai appris à masquer les douleurs, à afficher l’indifférence. J’ai appris l’Humain dans toute sa décadence. J’ai tarifé mon corps pour libérer mes pensées. J’ai pris métier, je me suis re-créée, ré-inventé un futur. Seule possibilité de trouver une sortie à la “non-vie”. C’était avant tout question de survie, et vrai que j’y ai trouvé un “certain” bonheur…

Un ami, un Amour d’ami, m’a déconseillé d’écrire ce billet ce soir. Pourtant va savoir pourquoi je passe outre. Je m’en fiche de l’opinion des chiens/chiennes de garde qui hurlent bien à l’abri de la meute : “ni putes, ni soumises” ne connaissant même pas la valeur des mots…

Peut-être parce que c’est mon billet le plus “vrai” de ce blog, ou le moins codé plutot. Et l’écrivant, je pense à Marie, oui à Marie surtout, à Michèle et puis Loïc et d’autres encore, à Didier, mon ami, mon frère, mort du sida pour cause d’amour tarifé mais non protégé, il y a tant d’années déjà.

Alors ce billet, ma petite contribution à l’édifice en construction… Oui, j’ai fait le métier, je n’en ressens ni honte, ni fierté, mais je peux affirmer qu’il m’aura permis de faire de moi ce que je suis : une Femme à part entière, plus forte, plus profonde, moins fragile… même si je coule encore souvent… pour moi c’était un passage obligé, un éccueil de vie, j’en ai fait un accueil, un passage vers la Vie, un reccueil de pensée…

Et là je pense à tous ceux/celles qui le vivent encore, autrement ou mieux… ou pire, va savoir. Je pense à ceux/celles qui ne recoivent que mépris, traque, coups de trique et avanies. Je pense à ceux/celles obligé(e)s d’aller se faire “encarté(e)s” dans un commissariat glauque, je pense à ceux/celles qui se font rafler, raquetter, bastonner, violer… Parce qu’ils/elles font LE métier, celui qu’on dit le plus vieux du monde….

Pathétique non ?

et pour ceux qui ont loupé le lien, c’est ici

et là je signe :

Caly 14.03.2006

yesssssss !!!

Pour quelqu'un qui prétend ne pas aimer les cadences infernales…. ;)
Sourires tendres…

Et hop radio-blog réparé, enfin, ré-installé …

Trop fort mon "IL" …

:)  

Magique

Quand le dessin se fait poésie, il suffit de cliquer sur le lien et se laisser porter par le rêve…

Panne

grrrr….

Mon radio-blog est en panne ! enfin le site qui l'héberge ! je rale grave, mais c'est pas grave… rires…

Bref comme mon "IL" n'a toujours pas , enfin je voulais dire …  pas encore trouvé le moyen de rectifier le tir… (et hop une grosse bisoucroix dans le grand cahier relié pur cuir pleine fleur fessier ;) *private joke, sorry*) je vais utiliser cet espace sur canal pour y faire un photo-blog…

Quoi ?

Ben non je ne m'éparpille pas ! je suis pluri-elle … sourires…

Elle au singulier, pas au pluriel, je le répête parce que c'est important :)

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