Un de mes boss…

- la plus belle femme du monde ne peut offrir que ce qu’elle a …

Moi…

- Si elle a du caractère, elle ne donnera que ce qu’elle veut…

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silence…

Souvenir…

C’était il y a deux ans bientôt…

Nous avions réunion chez un nouveau client pour mettre au point les derniers détails. Logistiques, entre autres…

Etaient présents, quelques représentants dudit client, mon boss, l’(ir)responsable commercial, puis moi…

La réunion s’était bien passée. Tout le monde semblait content et le manager nous propose de visiter son entrepôt dont il est particulièrement fier…

La visite se déroule, interminable (quoi de plus banal à visiter qu’un entrepôt, je vous le demande ! rires…)

Puis vint le moment de la sortie. La société en question faisant dans le domaine du produit “sensible” (c’est à dire facilement dérobable) je découvre qu’il faut passer par un contrôle…

Je vois mon Boss et l’autre (ir)resonsable qui vident leurs poches, puis l’un qui monte sur une sorte d’estrade, se positionne les bras en croix et attend. Un garde arrive, un scan à la main et le promène devant mon boss, en citant à chaque “bip” : montre… alliance… gourmette… selon le bijou qui fait résonner le bidule…

Moi, toujours en train de vider mes poches (ben oui, suis comme un gamin, j’ai toujours 50.000 trucs en poche ! rires) je sens le fou-rire qui me monte…

C’est le tour du commercial, tout se passe à l’identique, le gus les bras à l’horizontale, le garde qui scanne et décrit l’objet et le surveillant du garde qui surveille le tout…

Arrive mon tour…

Déjà le rire me monte, à devoir me mettre dans cette position devant ce gamin, qui savoure l’instant, j’en suis certaine… rires….

Et le scan de commencer…. il énnonce : collier… puis : bagues, bracelet… passe à l’autre bras : bagues, montre…

puis le garde descend scanne le torse, le ventre, descend encore, arrive au niveau de l’entre-jambes, essayant vicieusement de capter mon regard.

et là…    le “bip” de trop….

Confusion du garde, du surveillant qui sursaute… mon boss vire au rouge écarlate, l’(ir)responsable qui ne comprend rien…

et moi, hilare, (en essayant de prendre l’air innocent) de dire : “piercing”

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Entre nos matins clairs

et mes aubes crépuscules

sur fil d’instants éphémères

danse le rêve, funambule.

du rififi au plat pays…

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Carte blanche

de Luckas Vander Taelen

Enfin un Jounaliste, Free-lance (faut-il le rappeler ?) qui ose et dont la prose est loin des clichés des “journaleux” subventionnés…

Bravo, Monsieur !

La cavale…

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Ce livre me suit depuis mes années galères. C’est dire si ça fait un bail. Je ne ferai pas ici de bibliographie, ni de résumé, après tout, il y a l’ami google pour vous renseigner… rires…

Ce livre c’est un écho, un état d’esprit, un mode de pensée, un hymne à la Liberté qui correspondait parfaitement à la gamine rebelle que j’étais à l’époque. D’ailleurs les choses n’ont pas changé, in fine. A part que j’ai pris de l’age évidemment, mais pour le reste…. sourires…

Je n’ai finalement gardé que peu de souvenirs (bien que je les trouves parfois encore trop nombreux) de ces années là. Les homes, les “bonnes” soeurs, l’isolement, les transferts en combi, les fouilles, la honte, le mépris, la révolte, la prison, les cavales… Dans ma mémoire c’est à la fois très clair et très flou. Paradoxe encore.

Les homes sont à la Belgique ce que les maisons de correction sont à la France. A l’époque on y parquait les gosses “difficiles” sans réel programme éducatif, non rien que du répressif, de l’arbitraire. “Cachez donc cette môme dont nul ne sait que faire. A l’abri des regards jusqu’à sa majorité. Après, de toute façon, c’est la taule qui l’attend“.

Sauf que la taule, je l’ai connue avant. Avant la majorité (21 ans à l’époque, j’en avais même pas 18). Et quand je relis les descriptions qu’Albertine fait de ces taules “collectives”, des dortoirs, des relations entre détenues, je revois la prison de Brugge, j’entend encore la grande porte en bois se refermant dans un bruit de tonnerre derrière moi… Je me revois gamine apeurée et pourtant craneuse, entrant la tête haute dans l’univers carcéral des “grands”…

Je n’avais pourtant commis aucun délit. Non juste la malchance de me faire choper la veille d’un 15 août et d’être déférée devant un juge de la jeunesse remplaçant, le mien étant en vacances jusqu’à mi septembre. Ma réputation à fait le reste. Après tout pour le petit juge débutant, j’étais un sujet encombrant. Rebelle et suicidaire, élue “Reine de la cavale” par mes petites soeurs après une deuxième évasion réussie de Saint-Servais (centre pour filles délinquantes le plus fermé de Belgique à l’époque), sans compter que j’étais soupçonnée d’avoir fourni à Jules Brunin (auteur de “L’enfer des gosses”) les plans dudit site, pour qu’il puisse y “trouver” quelques arguments pour faire bouger les choses dans le domaine de la “protection” de la jeunesse.

Bref, le petit juge n’a pas trouvé mieux que de m’envoyer à Brugge, en attendant le retour de celui qui me “gérait” depuis bientôt deux ans…

Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas bénéficié de l’isolement prévu par la loi pour les mineurs incarcérés. J’ai du subir le régime collectif. La promiscuité dans les dortoirs. Le bruit, les disputes, les bagarres. Le cafard. Les larmes parfois. Les fous-rires aussi et une forme un peu brutale de tendresse des détenues qui, malgré leur “rudesse” faisaient tout pour me protéger de moi-même et des matonnes, bonnes soeurs catho, qui n’en rataient pas une pour me harceler, profitant probablement du fait que je n’avais ni avocat, ni contacts extérieurs…

J’étais si jeune… et parmis la quarantaine de femmes parquées là, ensemble, pour cause de délits divers, certaines déjà condamnées, d’autres encore en attente de procès, moi, naïvement, j’attendais que mon juge revienne de vacances.

Paradoxalement (oui encore ! sourires… je Suis un paradoxe ! rires) avec le recul, je me dis que ce petit juge imbécile m’a rendu service… Parce que, grâce à lui, j’ai connu une des autres faces du miroir, un autre aspect de la réalité. Et si ma révolte et ma rébellion en sont sorties grandies, moi aussi.

Je me suis promis à l’époque que plus jamais je ne laisserai “la société” ni aucune loi, ni aucun “con” diriger ma vie, ni m’enfermer.

Et j’ai réussi à tenir parole.

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“Ce qu’on ne peut pas dire, il ne faut surtout pas le taire, mais l’écrire.”

Jacques Derrida

expression…

Donner le change…

= rendre de la monnaie à celui qui tend un billet dont la valeur dépasse celle de ses achats…

= ne pas montrer, ni dire ses sentiments quand on coule en dedans…

Rêverie

Depuis des jours, je le guettais… du coin de l’oeil je l’épiais, paupières mi closes, semblant regarder autre chose…

Je savais bien que tôt ou tard il partirait, qu’il quitterait le nid et prendrait son envol… et moi… et moi j’avais envie de voir son premier battement d’ailes, qu’il vienne me raconter à l’oreille ses premiers émois, son premier voyage tout là haut dans le ciel… qu’il me raconte comment c’est, quand on s’approche du soleil…

Depuis des jours, je l’attendais, je l’espérais… de loin, de peur de l’effaroucher, de peur de le faire tomber… J’avais envie de le caresser du bout des doigts, de connaitre sa douceur du bout des lèvres….

Je regardais son plumage, fait d’ambre et de noir, quelques pointes d’or, telles poussières d’étoiles, telles poussières sur toile… J’avais envie de le prendre au creux de ma main, de le garder jusqu’à demain… Et ce matin….

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J’ai tendu la main, doucement, paume ouverte, main offerte vers l’oiseau… comme je l’ai fait souvent dans une autre dimension…
j’ai tendu la main, comme si les contes d’enfance étaient vrais, comme si j’étais fée ou princesse, elfe ou déesse et que l’oiseau sans crainte se poserait…

Oh, je sais bien qu’il aurait suffit de prendre une toile et de peindre une cage… mais je n’aime pas les cages même si la porte en reste ouverte, même si après on efface les barreaux, ils laissent des traces dans la mémoire de l’oiseau…

Je n’ai pas dessiné, je n’ai rien peint, j’ai simplement rêvé que l’oiseau se pose, là sur ma main, au creux de ma paume, que l’on recrée le temps d’un psaume, l’osmose du temps jadis, du temps où les oiseaux et les humains se parlaient, se comprenaient…

J’ai murmuré : “viens… j’ai fait un voeu, si tu te poses, il se réalisera, viens… si tu te poses, je te raconterai…”

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Et l’oiseau est venu, le temps s’est suspendu, tel un arc-en-ciel entre ce qui sera et ce qui fut… Instant d’éternité magique… l’oiseau me regardait l’oeil brillant, confiant, je sentais son coeur battre doucement….

Il est resté longtemps, où quelques minutes seulement posé là, sur la paume de ma main, celle du coeur, celle du destin… et dans ma tête sa voix me racontait comment c’est quand on s’approche du soleil…

Puis l’oiseau prit son envol, emportant mon secret …

Caly 07.2005

Billet retrouvé par mon “IL” et reposté par lui ici, parce qu’il trouve que ces mots me ressemblent….  sourires…

quelques bornes…

700… approximativement et quelque temps, 30 jours exactement…

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Que m’importe la distance, l’espace ou le temps ? sourires…

Je flotte telle bois flottant, marée haute pour l’instant, sachant pertinement bien que la vague sera basse dans pas longtemps… qu’importe.

Je vague, je vogue sur les éléments, trop bassement matériels que pour être consistants. Msn c’est parfois frustrant. Moins que le silence évidemment.

Des tas d’idées de billets en tête, des posts sans queue ni tête, mais pas envie de les écrire, pas le temps, la rêverie me bouffe tout le mien, le déguste plutôt.

Mon temps… celui qui m’est attribué, je n’en sais pas la durée, d’ailleurs que ferais-je de cette information ? Après tout la vie (ou est-ce la mort) m’a accordé un rab il y a longtemps, le sursis c’est pas éternel et y a pas de joker dans le réel…

Tant de questions abordées, puis écartées. Sourires.

Je flotte, je surfe. Faudrait penser à créer une journée spéciale. Vrai qu’à lire nombre de blogs, ce serait plus utile que la journée de la femme, la journée de la paix, celle contre le sida et toutes les autres journées “n’importe quoi”… Faudrait créer la journée “don d’orgasme” ce ne serait que justice pour pas mal de frustré(e)s… Ca rétablirait l’équilibre, sourires… Après tout on donne bien son sang, on devrait pouvoir faire don dans ce domaine aussi et en aider quelques un(e)s qui sont en manque là non ? sourires… oui je sais difficile à réaliser… d’autant que je parle d’offrir le plaisir dans l’absolu et non d’une partouze entre particuliers… rires…

Je surfe, je rêve… je relis un texte de Paladin… j’essaye de me souvenir comment je faisais enfant pour que les lutins viennent jouer avec les fées dans mon jardin… Je savais à l’époque… j’ai oublié depuis… pourtant il suffirait de presque rien pour que je retrouve les clés de ce paradis.

Je rêve de mon “IL”, de son île… je rêve et je suis bien…

Océane

Rêverie océane

J’aime particulièrement la transition entre le quasi “géométrique” de l’entame du dessin, dur, brut, carré… sans aucun sentiment apparent.. et les courbes, les couleurs, les pastels, qui semblent venir nous rappeller que le rêve existe..

Sourires…

Oui moi rêveuse j’aime…

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