Epuisant.
Je flotte entre ile et continent, je vis presque, j’attend.-dresse..
Avec rage, je surnage, un peu, pas trop, je fais comme si, je fais comme ça, comme si tout ça ne me touchait pas, pas trop, pas trop là, parce que là ça fait mal, et que le vide c’est létal…
Plonger. Pas trop profond. Je fais comme si je n’étais pas là. Je suis absente, je suis ailleurs. Je rêve, par besoin de trêve, comme pour m’éloigner cette grève qui crève tout…
J’aime les plages ou les vagues viennent mourir, j’aime pas les quais où les bateaux accostent…. les bites d’amarrage c’est pas mon truc, d’ailleurs il n’y a que des bits ici, des bytes, vi des bites aussi, mais qu’importe, je ne ferai jamais partie de ce cheptel de natures mortes qui se disent et ne sont pas…
Je coule, je me fais pierre qui se ramasse et qui roule, a-pesenteur totale, portée par l’eau non lustrale, je me condense, me danse, me rythme, tais mes colères, mes frustrations, je les cadence, les annules, je les nie. les dénie. Elles ne sont pas !
Pourtant…
Je me subis. Je subis. Et quoi ? fallait pas de “s” au verbe là ? m’en tape !
J’ai mes envies de révoltes, d’autres colères en récoltes, champs de cigüe, champs de pleurotes, d’ailleurs ça pousse ou les champignons ?
J’ai la cavale, qui piétine, piaffe, rétive à toute notion de patience… je la déstalle, me destabilise, je perd l’équilibre, les étriers sont trop haut, les sangles trop lâches,
je …
Je… oui je … et encore je …
je nombrillise
c’est affligeant…
alors le liban, le tibet, le pakistan ?
je relativise…