Rêverie

Depuis des jours, je le guettais… du coin de l’oeil je l’épiais, paupières mi closes, semblant regarder autre chose…

Je savais bien que tôt ou tard il partirait, qu’il quitterait le nid et prendrait son envol… et moi… et moi j’avais envie de voir son premier battement d’ailes, qu’il vienne me raconter à l’oreille ses premiers émois, son premier voyage tout là haut dans le ciel… qu’il me raconte comment c’est, quand on s’approche du soleil…

Depuis des jours, je l’attendais, je l’espérais… de loin, de peur de l’effaroucher, de peur de le faire tomber… J’avais envie de le caresser du bout des doigts, de connaitre sa douceur du bout des lèvres….

Je regardais son plumage, fait d’ambre et de noir, quelques pointes d’or, telles poussières d’étoiles, telles poussières sur toile… J’avais envie de le prendre au creux de ma main, de le garder jusqu’à demain… Et ce matin….

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J’ai tendu la main, doucement, paume ouverte, main offerte vers l’oiseau… comme je l’ai fait souvent dans une autre dimension…
j’ai tendu la main, comme si les contes d’enfance étaient vrais, comme si j’étais fée ou princesse, elfe ou déesse et que l’oiseau sans crainte se poserait…

Oh, je sais bien qu’il aurait suffit de prendre une toile et de peindre une cage… mais je n’aime pas les cages même si la porte en reste ouverte, même si après on efface les barreaux, ils laissent des traces dans la mémoire de l’oiseau…

Je n’ai pas dessiné, je n’ai rien peint, j’ai simplement rêvé que l’oiseau se pose, là sur ma main, au creux de ma paume, que l’on recrée le temps d’un psaume, l’osmose du temps jadis, du temps où les oiseaux et les humains se parlaient, se comprenaient…

J’ai murmuré : “viens… j’ai fait un voeu, si tu te poses, il se réalisera, viens… si tu te poses, je te raconterai…”

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Et l’oiseau est venu, le temps s’est suspendu, tel un arc-en-ciel entre ce qui sera et ce qui fut… Instant d’éternité magique… l’oiseau me regardait l’oeil brillant, confiant, je sentais son coeur battre doucement….

Il est resté longtemps, où quelques minutes seulement posé là, sur la paume de ma main, celle du coeur, celle du destin… et dans ma tête sa voix me racontait comment c’est quand on s’approche du soleil…

Puis l’oiseau prit son envol, emportant mon secret …

Caly 07.2005

Billet retrouvé par mon “IL” et reposté par lui ici, parce qu’il trouve que ces mots me ressemblent….  sourires…

quelques bornes…

700… approximativement et quelque temps, 30 jours exactement…

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Que m’importe la distance, l’espace ou le temps ? sourires…

Je flotte telle bois flottant, marée haute pour l’instant, sachant pertinement bien que la vague sera basse dans pas longtemps… qu’importe.

Je vague, je vogue sur les éléments, trop bassement matériels que pour être consistants. Msn c’est parfois frustrant. Moins que le silence évidemment.

Des tas d’idées de billets en tête, des posts sans queue ni tête, mais pas envie de les écrire, pas le temps, la rêverie me bouffe tout le mien, le déguste plutôt.

Mon temps… celui qui m’est attribué, je n’en sais pas la durée, d’ailleurs que ferais-je de cette information ? Après tout la vie (ou est-ce la mort) m’a accordé un rab il y a longtemps, le sursis c’est pas éternel et y a pas de joker dans le réel…

Tant de questions abordées, puis écartées. Sourires.

Je flotte, je surfe. Faudrait penser à créer une journée spéciale. Vrai qu’à lire nombre de blogs, ce serait plus utile que la journée de la femme, la journée de la paix, celle contre le sida et toutes les autres journées “n’importe quoi”… Faudrait créer la journée “don d’orgasme” ce ne serait que justice pour pas mal de frustré(e)s… Ca rétablirait l’équilibre, sourires… Après tout on donne bien son sang, on devrait pouvoir faire don dans ce domaine aussi et en aider quelques un(e)s qui sont en manque là non ? sourires… oui je sais difficile à réaliser… d’autant que je parle d’offrir le plaisir dans l’absolu et non d’une partouze entre particuliers… rires…

Je surfe, je rêve… je relis un texte de Paladin… j’essaye de me souvenir comment je faisais enfant pour que les lutins viennent jouer avec les fées dans mon jardin… Je savais à l’époque… j’ai oublié depuis… pourtant il suffirait de presque rien pour que je retrouve les clés de ce paradis.

Je rêve de mon “IL”, de son île… je rêve et je suis bien…