C’est un quartier tranquille… des maisons bien alignées, un carré d’herbe bien tondue autour, une haie, une porte blindée, quelques volets, quelques barrières… c’est un quartier où t’as pas d’amis, un quartier qui sue l’ennui, quelques vieux, quelques jeunes…

Parfois ils viennent sonner chez toi, pour te vendre un billet de tombola, un ticket de fancy-fair, une soirée “moules-frites”, un après-midi barbecue pour le club des pensionnés du coin…

Parfois aussi ils viennent quémander la pièce pour offrir une couronne au décédé de la rue…. tu connaissais pas, il t’avais jamais dit bonjour, t’as même pas entendu son “au revoir” mais ils viennent quand même te demander ta quote part…

Avant je donnais… maintenant je donne plus…

Non que cela m’indiffère, mais j’ai choisi mes priorités, j’ai pas des masses de sous à donner non plus…

Alors quartier tranquille…. comme des belles maisons au bois dormant…

Et pourtant…

Période pré-électorale oblige, les affiches fleurrissent partout… dans chaque jardin, de ceux dont la pelouse ressemble au gazon anglais, où chaque arbuste est taillé au milimètre près….

(contrairement à chez moi, ou la pelouse ressemble à une prairie et la haie au mur de l’atlantique…. oui je sais ! je devrais m’y mettre, mais bon dans trois mois c’est l’hiver, je verrai ça au printemps ! gniark ! )

Bref, suis pas là pour vous parler de la jungle qu’est devenu mon jardin…. rires….

Puis finalement je préfère mes mauvaises herbes exubérantes aux affiches électorales…. d’autant que dans beaucoup de jardins voisins fleurissent les affiches “vlaamse belang” (extrême droite belgo-flamande)….

et là moi je vois rouge ! parce que franchement, c’est un peu fort de café là, d’être parmis les “pas paumés” et d’encore jouer à se faire peur ! La dernière tentative de cambriolage ici doit bien dater de cinq ans…
Je ne sais pas ce qui fait penser ces lamdas comme ça… pourquoi, qu’est ce qui les entraine à ces délires là ? ont-ils oublié ou ça mène l’extême ?

Je ne sais pas….

je regarde ces jardins…. l’herbe tondue ras, la haie taillée au cordeau, les allées sans une mauvaise herbe, tout est nickel, parfait, impeccable… et ces affiches au centre du tableau qui pronent l’extême droite….

annonce…

petite annonce ! :

“boule de cristal à louer ! avenir certain en-dedans dessiné- solution à toute interrogation – réponse éponge à toute question bidon – mise à prix une absurdie (pour info l’absurdie est un quart de non-euro-million-gagnant…..”

Noir, impair…

Impasse….

Casino royal et peur vicérale…

Moments serpents, instants en suspens… l’absence est buyante, le silence… bah le silence… il est. C’est tout…

J’en ai parfois marre de ce blog. D’ailleurs z’êtes certains que ça vous intéresse ce que je raconte ? note que je m’en fiche un peu… ben oui le prend pas mal… sourires… j’ai qu’à pas écrire des conneries aussi… rires…

T’arrives à suivre ? Non ? Alors bienvenue au club :) Ici c’est fun, enfin parfois… aspirines et tequila… je déconne grave là tu vois ?

Puis m’en fiche, ici c’est chez moi, alors si j’écris n’importe quoi, c’est encore mon droit…

Tout part en couille, je devrais penser à manger et me faire un plat de nouilles… pas de rapport, t’inquiètes, suis pas du style corrida à bouffer les oreilles et le… reste de l’adversaire, même vaincu…. j’ai rien d’arbitraire et j’aime pas les histoires de culs, puis je préfère les gens entiers aux paranos castrés….

va comprendre…

Bref faudrait que je trouve un thème à ce billet, pour rester dans le “politiquement correct”…. rires…. ben non… je ferai pas ! Na !

Puis, le thème est tout trouvé non ? ras-le-bol on appelle ça… enfin je crois…

brèves de presse dominicale…

“Un nigérian, accusé de meurtre, à expliqué à la justice de son pays qu’il avait, en fait, tué à la hache une chèvre sauvage et que le cadavre de celle-ci avait pris la forme de son frère.”

*Ca marche aussi avec une belle-mère belge?*

“Sur les conseils d’un rebouteux local, un Serbe souffrant d’éjaculation précoce a eu des relations sexuelles avec un hérisson. Il est à l’hopital”

*Quid du hérisson?*

entre deux…

entre mer et continent, entre terre et océan, entre deux vies dans l’éphémère du temps… Ce temps inconstant, impalpable, qui trop fier se prétend mesurable…

Je vague dans l’indécence d’autres parfums, d’autres fragrances, je rêve et je balance sur perle d’embrums…

C’est comme une valse à deux temps, répartis inégalement, une musique que je cadence, du bout des doigts, du bout des hanches, rythme sans tempo, sans clés, sans portée, sans credo…

C’est tonnitruant le silence. Difficile parfois de taire les mots. Pourtant que pourraient-ils dire de plus que ce qui est écrit déjà? Pourraient-ils décrire l’espace de moi? Non, seul le vent venu de là-bas me raconte qu’il a vu une trace de pas, sur une plage de Vendée, une trace dans le sable, pareil que dans une histoire belle comme celles des contes de fées, ceux de mon enfance, une histoire qui commence par “il était une fois” et se terminera peut-être par …

- Par quoi ?

- Par rien. Ou peut-être plus. Qui peut prédire le destin ?

- dis ? c’est quand le bonheur ?

- c’est six jours tous les deux mois.

- Et le reste du temps tu fais quoi?

Je rêve, je vogue, je vague. J’écoute la lumière de l’instant et regarde l’envol du vent. Je m’invente des étoiles belles, si belles en plein jour qu’elles rivalisent avec les soleils qui brillent dans la nuit de mes parcours. Je les accroche au ciel de mon lit, dans les ruelles de ma chambre, dans tous les méandres de mes pensées… Je peint la pluie, décore l’aurore, je teinte l’automne et dessine le printemps. J’abat les murs qui murrent, je fais taire les murmures, sauf ceux des cascades, car leurs chants sont parures pour peines de coeurs…

Je vis en suspension, en pointillé… quelques points et des tirets, marques relais d’entre-vies… Je rêve d’ile et d’eau, de gouttes libérées dans une autre dimension… tu vois ? des gouttes qui remontent vers les nuages, de pluies d’un autre age, de brumes roses et claires, d’orages qui illuminent le crépuscule jusqu’à en faire une aube tendre, j’y pose des plumes, pour que les éclairs se déposent doucement, tout en courbes sous le vent, je libère l’eau du canal, la rend océane, voguant librement sans berges, sans ponts, sans écluses. J’invente des pieds aux arbres pour qu’ils sortent des parcs, se retrouvent en forêts, libres comme à l’origine du monde… des fleurs sans racines pour qu’elles puissent suivre l’envol des papillons …

- hep ! Taxi !

- t’as tout compris :)

des rites…

et des mites, ou des mythes ?

Je frémis parfois, je rale souvent à lire ces mots qui volent bas, qui rêvent haut, qui retranscrivent à coup de menthe à l’eau, une autre version d’une l’histoire d’ô style “petites filles modèles” relue et corrigée par trop de lectures sur des sites à la con…
Alors allon-z-y, soumises de la marine ! voguons en coeurs sur ces radeaux, les rats seront les premiers à se jeter à l’eau, à l’eau lustrale s’entend, enfin pour certaines seulement…

Allons, courage et haut les coeurs, ô le coeur, si près du sexe, que même l’esprit s’en vexe, ruons, ruons dans les brancards, osont nous confier au hazard d’un Mètre étalon, d’un Maitre en chaussons… Puis finalement chaussons là, cette chaussure de vair, de verre, de ce vert qui trop neuf arrache les nerfs qu’il faut calmer fusse à coups de mots cravachés…

Ah s’il était talent donné, soumission ordonnée, prendre le collier comme on prend le voile, l’offrir à tout seigneur sévissant sur la toile… Etre enfin celle qui à défaut d’une tutelle ornée de vanille peut s’offrir la dentelle d’une autre absurdie…

Etre… rêver d’être… en parler comme si… comme ça…

Etaler, expliquer, décrire, affirmer, règler, faire des copier/coller de règles à la con affirmée dans tant de sites du même nom…. dieu comme c’est facile…

Sourires…

La Soumission, c’est un art de vie, une autre manière d’En-Vie, ça se vit intensément, pas à coup de fanasmes d’un soir, ni d’une envie de sortir du noir, non… La Soumission c’est pas une envie soudaine de se faire mouiller, ni de mettre un peu de piment dans sa vie… La Soumission c’est autre chose que quelques mots sur la toile, que quelques frémissements à l’idée d’une “séance”…. d’ailleurs le mot “séance” tout un programme non? si l’on étudie l’étymologie du mot…. rires…

Alors non et définitivement non ! Je ne serai jamais complice de celles qui se jettent en soumission pour se donner quelques frissons.

Et finalement terminant ce billet je me dis : qu’importe toutes ces natures mortes…

Je suis la “Elle” de mon “IL”

tout simplement…

bulle…

De nos matins clairs à mes aubes crépuscules. Comment vivre ainsi, pâle funambule, oscillante entre ce qui fût et ce qui sera?

La solitude reprend ses droits. C’est le prix à payer, je crois…

Bientôt septembre passera de vie à trépas… et moi sur fil d’En-Vie, je regarderai les jours d’octobre défiler au pas. Pas cadencés, tempo d’attente, tango d’absence, retour des sans maudits, des sens interdits, note d’attente tels soupirs, dans le silence vaut mieux en rire…

Bientôt, tantôt je rejoindrai la “vie” déjà. Celle du jeu de dupes ou le pognon est roi. Je jouerai mon rôle, pré-défini, mettrai sur “on” ma black-fury… Tout à l’heure, je serai autre. Celle que ne voient que ces faux apôtres d’un édifice factice, d’une comédie dont je n’ai plus envie…

Mais là, je reconstruis ma bulle, celle où je vogue, vague, flotte, heureuse… Il sera toujours temps de rejoindre la grande mascarade, de laisser mes larmes en rade. Porter le masque n’est pas urgent.

Le chagrin à ses priorités, tu comprends ?

Et puis qu’importe…

Il est sur une plage de Vendée la trace de mes pas…

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Qu’importe les marées, elle ne s’effacera pas…

 

Parce qu’il était une fois…

Mon “IL” et moi…

Nouvelle pensionnaire

du jardin…

Elle y a pris ses quartiers d’automne, dans le sapin argenté, y tissant une toile énorme, de quoi attraper tous les insectes volants des alentours…

Je l’observe souvent, brodeuse infatigable, réparant ici et là, quelques dégâts faits par une guêpe, ou une libellule, trop lourdes pour être arrêtées par son ouvrage-piège…

Dès qu’un moucheron se pose, elle se précipite, l’embobine à la vitesse vv’ et retourne attendre sa prochaine victime, bien planquée à l’abri d’un bouquet d’aiguilles…

Je l’ai appelée “Joséphine”

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Pourquoi “Joséphine” ?

Parce que je trouve que son pelage ressemble à un beau harnais* :)

***

* que ceux/celles qui n’ont pas percuté ne s’inquiètent pas, j’en connais au moins un autre dans ce cas ;)

Septembre…

Le mois de moi… Le mois qui m’a vue naître et mourir et renaître tant de fois…

“C’est en Septembre” chantait Bécaud… il y parle de plage et d’eau… de voiliers dévoilés… et oui, comme lui, c’est en septembre que je me fais la “bonne année”.

Septembre. Mois nostalgie. Moi d’en-Vie, d’en Corps. Mois d’envie d’autres décors…

Mille choses à faire et pourtant rester là, rêveuse, en pensant à quoi ? à rien, à tout. Les chevaux dans la prairie d’en face. Dieu que c’est beau un poney sous le soleil.

Envie de tout planter là. Point barre. Prendre la barre justement, la tangeante plus simplement, partir. Ailleurs. N’importe où d’ailleurs. Qu’importe l’endroit, vu que je n’y trouverai que l’envers de moi. Rêveuse et même pas triste. Non. *ouh la menteuse !* sourires…

Faudrait que je pense à m’acheter un carnet… (non, allez pas rêver, la Elle de mon “IL” n’entre pas dans ce jeu de dupe qu’est le carnet de punition)… rires. J’ai envie d’un carnet, d’un cahier, ou je pourrais passer mon temps à gribouiller, à dessiner, à écrire, à faire des patés, des ratures… un carnet qui me ressemble. Un cahier brouillon quoi …. sourires….