entre deux…

entre mer et continent, entre terre et océan, entre deux vies dans l’éphémère du temps… Ce temps inconstant, impalpable, qui trop fier se prétend mesurable…

Je vague dans l’indécence d’autres parfums, d’autres fragrances, je rêve et je balance sur perle d’embrums…

C’est comme une valse à deux temps, répartis inégalement, une musique que je cadence, du bout des doigts, du bout des hanches, rythme sans tempo, sans clés, sans portée, sans credo…

C’est tonnitruant le silence. Difficile parfois de taire les mots. Pourtant que pourraient-ils dire de plus que ce qui est écrit déjà? Pourraient-ils décrire l’espace de moi? Non, seul le vent venu de là-bas me raconte qu’il a vu une trace de pas, sur une plage de Vendée, une trace dans le sable, pareil que dans une histoire belle comme celles des contes de fées, ceux de mon enfance, une histoire qui commence par “il était une fois” et se terminera peut-être par …

- Par quoi ?

- Par rien. Ou peut-être plus. Qui peut prédire le destin ?

- dis ? c’est quand le bonheur ?

- c’est six jours tous les deux mois.

- Et le reste du temps tu fais quoi?

Je rêve, je vogue, je vague. J’écoute la lumière de l’instant et regarde l’envol du vent. Je m’invente des étoiles belles, si belles en plein jour qu’elles rivalisent avec les soleils qui brillent dans la nuit de mes parcours. Je les accroche au ciel de mon lit, dans les ruelles de ma chambre, dans tous les méandres de mes pensées… Je peint la pluie, décore l’aurore, je teinte l’automne et dessine le printemps. J’abat les murs qui murrent, je fais taire les murmures, sauf ceux des cascades, car leurs chants sont parures pour peines de coeurs…

Je vis en suspension, en pointillé… quelques points et des tirets, marques relais d’entre-vies… Je rêve d’ile et d’eau, de gouttes libérées dans une autre dimension… tu vois ? des gouttes qui remontent vers les nuages, de pluies d’un autre age, de brumes roses et claires, d’orages qui illuminent le crépuscule jusqu’à en faire une aube tendre, j’y pose des plumes, pour que les éclairs se déposent doucement, tout en courbes sous le vent, je libère l’eau du canal, la rend océane, voguant librement sans berges, sans ponts, sans écluses. J’invente des pieds aux arbres pour qu’ils sortent des parcs, se retrouvent en forêts, libres comme à l’origine du monde… des fleurs sans racines pour qu’elles puissent suivre l’envol des papillons …

- hep ! Taxi !

- t’as tout compris :)


2 commentaires

  1. eden a dit,

    septembre 25, 2006 à 11:14

    “Des coïncidences”…Une soumise de l’insoumission, ton crédo, ta “mission”. ;)

    Bisous Miss, moi c’est miss edenlys et je fais des photos avant tout pour mon petit plaisir perso, si ça plait, tant mieux, je partage sinon…tu vois la suite lol!!

    A plus ! ;)

  2. Caly a dit,

    septembre 25, 2006 à 5:03

    Kikou Miss :)

    Je sais tes photos, je connais tes partages et j’aime ! même si je commente rarement …. sourires…

    bises à toi ;)


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