tout…

Tout passe, tout lasse.

Parfois j’suis amnésique, j’ me souviens du refrain, j’ai oublié la musique…

Les citants n’ont qu’un temps, les conteurs sont comptants, tu pourrais inverser les mots, note, ça changerait rien, sauf que ce seraient les compteurs qui seraient contents…

Allez ma fille, met tes talons aiguilles et va voir là-bas si j’y suis. Ci-gît un avis de tempête, je sais c’est bête, mais c’est comme ça, va savoir pour qui sonne le glas…

J’ai les mots qui démangent, il serait temps que je les range de la toile, que je les dociles sous voile de paupières baissées, de phrases biaisées, de silences aussi.

Parce que les maux dérangent, et les “si” s’engrangent, pâle moissons de gouttes, de plumes, de doutes. A chaque voyage son retour, à chaque chemin ses détours.

Qu’importe… deux cotés à chaque porte, suffit parfois de choisir, ou de laisser le coeur s’ouvrir…