L’aube dessine quelques étoiles de givre sur les herbes folles, la brume s’étire, s’enroule, farandole entre les pieds des chevaux. Paisibles.
Le chant du coq au loin, l’aboyement d’un chien. Et le silence revient.
Le silence dans l’air plus dense, plus vif. Un peu piquant. Et l’envie de le boire à grandes goulées tellement il semble pur. La lumière dessine d’autres paysages, d’autres contours. J’ai le coeur et les pensées pas sages, Mélancolia, quand tu nous tient…
Matin d’automne et larmes sauvageonnes. Pensées fugaces, le temps, l’espace. La distance démultiplie les jours, divise l’amour ? non pas. Reste la solitude, mon amie, ma compagne, qui me berce, m’accompagne, me poursuit aussi.
Rester là, rêveuse, regarder l’aube se lever. Ne pas jouer les pleureuses, non, surtout pas. Mélancolique mais pas malheureuse. *Sourires*. Le bonheur est là, pas loin. Le bonheur c’est jamais pour demain, le poète à tort, le bonheur c’est encore ! c’est dans chaque seconde qui vient, qui nait du bout du corps, qui meure aussi, du bout des pleurs, dans chaque battement de coeur.
Chaque seconde se fera première, future lumière, bientôt éteinte, tantôt passée, avant toutes celles qui feront le reste de mon éphémère éternité..