Pensées bancales…

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Un dimanche matin banal, un kawa, le journal, celui d’hier, qu’importe si les nouvelles datent, vu que je lis en diagonale. Une clope, gauloise bleue. J’ai envie de changer, de me faire une cure de brunes, marre des blondes. Je revois la boite des gitanes internationales, leur filtre un peu spécial, je me souviens de leur goût piquant, j’en ai fumé si longtemps… oui pourquoi ne pas changer de marque.
Un dimanche matin comme tous les autres… sauf qu’il se démarque, ils ont changé d’heure, ça fait tout un foin, ceux qui sont contre, ceux qui sont pour, et moi qui m’en fiche, j’ai choisi depuis longtemps de vivre à GMT. Puis que m’importent les montres, les agendas, les calendriers ? Je sais la douleur du décompte des jours, et celle, pire encore, du compte à rebours des heures lorsque je suis là-bas. Alors…

Un dimanche bancal, baisse de moral. Je suis en manque d’IL, et d’ile, de vent, d’océan. De tendresse, de dominance, de caresses… C’est si long les séjours en pays d’absence… J’ai envie de chialer. Le soleil se la joue Dom, les nuages soumis s’éloignent, un petit cheval blanc galope dans la prairie d’en face. Brassens, 25 ans déjà… le chagrin, c’est comme la bandaison, papa… Une bourrasque, et une nuée de feuilles mortes qui volent, tourbillonnent, dansent joyeuses dans le vent, puis tombent en pluie, multicolores et lumineuses dans le prisme des larmes.

Un dimanche d’automne, silencieux et monotone. Tout à l’heure, ils s’élanceront sur la route du Rhum, partiront d’hiver vers l’été. Feront la grande traversée. Que le meilleurs gagne et que la Déesse Océane protège l’aventurier, le voyageur et le marin.

Dans quelques jours je prendrai le train.

Dans quelques jours, il sera 16.31′ et c’est libre que je sortirai de brumes…