Et tout à coup il fait froid, si froid…
Le flip magistral, le vide intégral… T’es là devant l’écran à essayer de comprendre le pourquoi, le comment… Mais aucune réponse, ni aucun répondant. T’as le froid qui te paralyse, qui te fige, il est en toi le froid. Au fond de tes os, au plus profond de toi… Il est là t’entourant, te pénétrant, il te contracte tous les muscles, il fait mal, il bloque tes pensées… Tu sais que bientôt il sera anesthésique… ce qui ne change rien à la panique…
Le coeur au bord de lèvres, tu rebobinnes le film, tu remballes tes rêves, mais après tout, tu ne crois plus aux rêves depuis quelques minutes, autant les laisser là, au bord du chemin, ne pas alourdir ta chute, ne pas t’encombrer les poches avant de prendre tes quelques frusques pour aller voir ailleurs, plus loin, nulle part de préférence, t’en a un peu marre de tes errances…
Pourtant tu crois… tu croyais… once upon a time, il était une fois… sauf que le temps et la distance… Et les “amis”… Faut croire qu’il y a des jours marqués “pas de chance”, qu’il y a des jours maudits… Un premier de l’an ça fait classe ! dur, dur de rejoindre la masse… des chialeuses du net…
Tu te sens sale. Tu te sens moche. Moche et sale, sale et moche. Tu chiales comme une mioche. Comme une môme. Pourtant t’en es pas une. Depuis longtemps. Enfin c’est ce qu’on te raconte. Parfois. Mais tu sais qu’on te ment. Depuis longtemps.
Et je dis “tu” parlant de moi, c’est vraiment n’importe quoi… Ma Soumission je la trouve pourtant belle, tu sais ? et là je ne sais plus qu’en faire, je ne sait pourtant pas la taire, ni la jeter aux orties, emballée dans mes sentiments, papier cadeau, un beau ruban… Comment te dire “je T’aime” autrement ?
Remettre ma casquette de gavroche, partir sans un mot, sans le moindre reproche, partir les mains dans les poches, oublier, oui essayer d’oublier que j’ai rêvé…
