Il y a ce chemin, à l’étrange décor, coté cour, coté jardin et ton corps qui le parcours en se moquant du destin. Un étrange théatre et toi, à la fois acteur/actrice, spectateur réfugié parfois en coulisse, lové au coin de l’âtre, admirant les flammes lisses et belles, chaudes comme celles qui font goutter les glaçons jusqu’ à s’en mourrir noyées sans pour autant en tirer de leçon…
Il y a cette étrange puissance du temps qui se fige en l’absence, l’aube qui se fait tige et liane, pont suspendu par delà l’espace insane, reliant ce qui a été et ce qui sera, se jouant des voiles sur l’horizon de toi. Et d’aurore en crépuscule, passer sans préambules, sans même s’apercevoir que déjà bientôt le soir sera le dernier, celui tant redouté et pourtant prévu, depuis le premier vécu…
Sur fil de Vie, au gré des besoins, des envies, construire sans relâche, détruire, être lâche, puis repartir de l’avant, autoroute ou sentiers de traverse, quelque soit la route, au mépris des averses, des larmes, des drames, avancer calme et droit, avancer jusqu’à…
Jusqu’à…

Bloogy a dit,
janvier 30, 2007 à 11:01
Bonjour CALY,
Je crois que la mort est comme un précipice, plus on s’en approche et plus on y est attiré. Cependant, nous en sommes effrayés au point d’espérer oublier, un instant, ce que nous avons tenté de voir sans le vouloir vraiment. Le temps aussi est effrayant, car on ne peut freiner, ni ralentir, nous vivons à son rythme. La seule ressource que nous ayons, c’est celle de comprendre que nous pouvons peut-être nous y adapter et préparer notre départ dans les conditions les mieux appropriées à notre désir, à l’instant même où nous avons compris que disparaître était, finalement, notre apogée.
Je ne sais pas pourquoi, l’instinct de conservation contredit la raison parfois, sans doute à juste titre. Je me souviens avoir voulu mourir, plus tôt que nécessaire, et l’avoir regretté ensuite. Je crois qu’il nous faut cultiver ce départ ultime qui peut être aléatoire, ou de notre décision, tout dépend des circonstances, et à condition d’avoir la certitude d’être dans la raison, pas celle d’état, mais d’état…d’âme. Or, la raison est un vaste domaine où, là encore, il faut creuser plus loin. Tout est une question de temps, si le temps nous en laisse … le temps !
Il se peut que je sois hors sujet là, mais bon, c’était se qui me passait par la tête en te lisant au fond.
Caly a dit,
janvier 31, 2007 à 6:24
Tu n’es pas du tout hors sujet, Bloogy! Au contraire, en plein dedans…
Et je te promet que cela me fait plaisir de lire tes mots en écho aux miens
Kiss à toi
Yvon a dit,
février 1, 2007 à 12:47
C’est tellement beau dis à la sauce Caly,que j’en renprendrais bien…
Tu as une si belle plume amie belge,que de le lire me fait entendre justement l’écho…!
Kissement à toi
Caly a dit,
février 1, 2007 à 6:01
Hello Yvon,
C’est toujours un plaisir de te retrouver en ces lieux… Tu es gentil ami poète, ma plume essaye de renaître, j’espère sincèrement qu’elle y arrivera…
Kiss tendre à toi