il y a cette période incertaine, où l’on ne parle plus en mois mais en semaines, en jours…
il y a cette constance en moi qui butte sur mes errances d’autrefois et les souvenirs qui contrent l’avenir… cet avenir qui fait partie des possibles dont je ne parle pas… enfin si, parfois…
Il y a ce flou, et cet amour tellement fou, tellement profond, certains jours et d’autres non, il y a ma certitude qui se colle, s’identifie à ma solitude…
Il y a la vie, qui se berce d’envies, enfin non je ne connais pas ce sentiment, je n’envie personne, à quoi bon ? Ce que mange le voisin ne remplira pas mon assiette… donc je reprend :
Il y a la vie, qui se berce d’en-Vie, et mes sentiments…
Ecriture automatique, rien de bien pensant, rien de bien pensé, juste laisser les doigts, les ongles cliquer sur le clavier… et mes pensées qui vagabondent, et là, tu le sais, je vais te parler d’ondes, non pas de ce truc qui brouille les fréquences, non je te parle de l’eau qui dance, qui vogue, qui vague, cette eau que j’ai fait mienne depuis le premier jour de ma vie, depuis que je pleure, que je larme, que je chiale… depuis avant mon premier cri…
Un billet pour ne rien dire, tu vas rire…
Un billet ou je laisse mes doigts courrir sur le clavier… y mourir aussi… parce qu’après tout écrire ce n’est pas pour être aimé(e) oh non ! c’est simplement pour sortir ce qu’on a dans les tripes, après tout c’est au lecteur de prouver qu’il en a, s’il revient nous lire… Ecrire c’est se dévoiler, se montrer, sans voile, sans burka, sans croix, écrire c’est dire le plus profond de soi… mais c’est surement pas pour être aimée ! l’auteur Bobin à tort…. où alors j’ai du confondre écriture et commerce !
Parce qu’écrire pour être aimé(e) ne pourrait qu’être signe d’écrit-vants et non d’écrits-vains… ce serait hypocrysie… une simple utopie à la recherche d’une reconnaissance de fosse d’aisance…
Moi, je ne sais plus écrire depuis longtemps déjà… il a suffit d’une blessure, d’une parodie, d’un de mes textes ridiculisé et hop ! au pannier les mots de mes maux….
Mais…
Sourires…. il y a mes doigts qui parfois se la jouent farandole et s’amusent à cliquer sur ce putain de clavier et alignent les mots, quitte à ne rien dire…
