Dans un échange de mails (dont je tairai la teneur et le nom de mon/ma correspondant(e), mais je lui fais un gros bisou, il/elle se reconnaitra
) quelques mots m’ont interpellée et conduit à des abimes de réflexions… si, si, ça m’arrive et puis ce week-end, j’ai que ça à foutre (voir billet précédent ! sourires), enfin si je compte pas le ménage, la lessive, le repassage et autres joyeusetés…
Bref, ces mots étaient “rongé par sa culpabilité“…
Bon d’abord et avant tout, je précise que le résumé de la réflexion n’engage que moi, à chacun sa vision des choses, moi ce que j’en dis hein ! rires…. Mais vrai qu’à lire nombre de blogs, c’est un sentiment réccurent qui apparaît souvent sous différentes formes il est vrai…
Selon moi, nul ne peut être jugé (ou se juger) coupable d’aimer, donc au mot “culpabilité” je préfère “culpabilisation”… et je mettrais même le mot au pluriel…. “culpabilisations”…
Oui parce qu’il y a celle qu’on s’auto-inflige, ce que j’ai fait durant des années concernant l’enfant, m’auto-flagellant sans aucun scrupule, m’estimant coupable, alors que j’étais en réalité victime… ce que je fais encore maintenant, parfois, quand je me sens coupable d’aller rejoindre mon IL, alors que je sais pertinement qu’une fois sur l’île, je me sentirai libre et heureuse, sans le moindre remord… va comprendre…
Puis il y a la culpabilisation que l’autre t’inflige, te reprochant implicitement, parfois même inconsciement de le/la faire souffrir, et toi, bonne poire, conditionné(e) que tu es par 2000 ans d’éducation judéo-chrétienne, par quelques siècles de règles socio-économiques, qui ont fait du couple légitime un organe permanent, autre façon de préserver le patrimoine tant génétique que financier… tu n’arrives plus à assumer ta propre vie, n’osant même plus rétorquer qu’un couple pour exister ou subsister en tant que tel devrait être égalitaire quand à la satisfaction des besoins de chacun…
Et dans ce cas, entre le “culpabilisant” et le “culpabilisé” s’intalle une espèce de jeu pervers, un chantage qui même si (je le répète) est inconscient dans les deux camps, mine la vie, fait souffrir tous les participants, l’amante, l’amant y compris, les gosses s’il y en a… Bref ça devient l’enfer sur terre… On se mutile d’Amour par amour ou par tendresse, ou pour des tas de raisons qui n’ont que peu de valeur au vu de la Vie, de l’En-Vie, de l’envie et de ce besoin qu’a chaque humain de vivre librement toutes ses pluralités, d’assumer pleinement sa sexualité, sa tendresse et son Amour, pour enfin tendre vers cet équilibre fragile qu’est ce que j’apelle la “sérénitude”…
Perso, j’ai réussi à rompre ce cercle vicieux, il y a quelques mois, en refusant de continuer à culpabiliser plus longtemps (bon vrai que je n’ai pas encore tout à fait réussi, mais j’y travaille chaque jours… enfin j’essaye) en faisant remarquer à mon “culpabilisant” que, bien que tenant compte de ses “ressentis” c’est ma Vie qu’il s’agit et que sur mon lit de mort, je serai seule pour faire le bilan de moi…
Certains me trouveront peut-être très égoïste, oui peut-être… mais que faire quand on a encore de la tendresse pour celui qui dis “je t’aime, tu dois rester” et plus implicitement ” qu’importe tes désirs de plénitude, parce que j’ai peur de ma solitude” que dire quand le coeur, l’ame, savent que l’avenir est ailleurs ?
Que faire ? Simplement essayer de ne pas faire souffrir, ni l’autre, ni soi, essayer… de vivre ses dualités, ses pluralités sans faire (trop) de dégâts collatéraux…. Essayer d’avancer calme et droit… Essayer….
de vivre…
Jokho a dit,
mars 24, 2007 à 4:27
après avoir lu ton article, je suis obligée de te féliciter bien bas d’ailleurs. Il y a quelques jours que je tente de dire ces trucs… de dire que nous sommes seuls face à nos choix qui ont été si souvent guidés par notre culpabilité
Bravo Caly, tes mots sont profonds et si vrais.
bisou de Montréal
Caly a dit,
mars 24, 2007 à 4:44
Kikou Jokho
un de tes billets à participé à ma réflexion. Vrai que c’est pas évident d’exprimer, de comprendre, de se situer dans ce cadre là…. Il a a tant de choses, d’interférences, de … culpabilisation… sourires…
Bisou à toi, mon soleil de Montréal
Bloogy a dit,
mars 25, 2007 à 2:36
Tes réflexions sonnent toujours juste, j’ai rarement vu cela par ailleurs. Mais je l’ai quand même soupçonné dès que je t’ai lu, dès le début. Oui, tu as raison. Curieusement, à te lire, je ressens ce que tu écris, les différences s’expriment dans la connaissance de soi mais pas dans celle des autres, cela génère en effet des incompréhensions pouvant devenir des gouffres amers, des souffrances introverties, des dérapages incontrôlés car, quoique nous disions ou écrivions, nous ne décrirons que la part de notre existence propre, non pas sans souci de l’autre, mais sans sa connaissance et c’est bien là que s’arrête la magie de ce qui est virtuel.
Cordialement CALY
Dame a dit,
mars 25, 2007 à 3:44
Ma chère Caly, ce sujet délicat mérite plus que quelques mots jetés à la hâte…
Vous, vous avez la réflexion qui vous aide énormément, je vous cite :
“Que faire ? Simplement essayer de ne pas faire souffrir, ni l’autre, ni soi, essayer… de vivre ses dualités, ses pluralités sans faire (trop) de dégâts collatéraux…. Essayer d’avancer calme et droit… Essayer….”
ce qui n’est pas le cas de certains hommes, qui égoïstement font passer un enfer aux DEUX culpabilisants, (elle et l’autre/lui et l’autre) et pas uniquement dans l’amour ou dans le BDSM..
Je m’explique :
aller dans un restaurant, et le voilà qui surveille son portable..
faire des courses (et si on le voyait ?)
Sortir en club, ou dans une manifestation aussi simple que le salon du livre
devient pour le coupable un véritable chemin de croix, comme s’il s’en voulait de prendre du bon temps avec une autre que celle qui partage sa vie, qu’il croit (oh illusion !) à jamais.. Je vous laisse imaginer ce qu’il en advient dans les plaisirs de la chair.. ou ceux qu’il s’est choisi sexuellement parlant.
Plein de baisers…
Nebulon a dit,
mars 25, 2007 à 4:03
Celui qui tient la plume ne s’inscrit jamais parmi les coupables.
Proverbe arabe
A méditer bien sur
Bises
Caly a dit,
mars 25, 2007 à 4:11
tout comme
“celui qui tient le poignard n’a que foutre de l’histoire, qu’elle soit passée ou à venir”
proverbe Caly’nien
à méditer bien sur
bises
Nebulon a dit,
mars 25, 2007 à 5:32
Toujours aussi prompte à la réplique p’tite soeur
)
You’re just too good to be true
J’adore banane
Bises
Rana a dit,
mars 26, 2007 à 1:13
Merci d’éclairer avec tes mots un ressenti bien enfoui
Letenastärë a dit,
mars 26, 2007 à 5:25
Coucouc Caly
Je passe régulièrement par ici, mais j’avoue que je ne commente pas. En réalité, si je passe, c’est parce que j’ai une faveur à te demander, et je ne trouvais pas ton mail. Tu pourrais m’écrire un trois-fois rien que j’ai ton adresse pour t’écrire ?
Merci d’avance.
Letenastärë
Caly a dit,
mars 26, 2007 à 6:06
Merci Bloogy
vi mes réflexions sonnent parfois juste, mais sont souvent incomplètes… et je ne sais jamais si j’ai raison où tors. J’exprime en fonction de moi, que je commence à peine à comprendre un peu… sourires… et l’autre que je découvre dans ses particularités et qui me lis ne peut le faire qu’en fonction de son propre ressenti….
Mais c’est peut-être ça la vraie magie, cette réunion de “différences” qui dépassent les frontières du paraitre pour retrouver l’essence de l’être qu’est l’autre…
bisous à toi
Caly a dit,
mars 26, 2007 à 6:09
Oh oui, Dame, je vous comprend…
Et c’est votre commentaire qui m’a fait comprendre à quel point comme je dis plus haut ma pensée est incomplète…. sourires…
Mais la réflexion à le mérite de me faire avancere dans ma pluralité et je vous en remercie encore
Plein de baisers, Douce Dame
Caly a dit,
mars 26, 2007 à 6:15
Ah ma Grenouille préférée est de retour et me confond avec une luciole
Nan, je te taquines, tu m’as manqué tu sais ?
Kiss à toi
Letenastärë a dit,
mars 26, 2007 à 7:42
Coucou,
Sache que je t’ai envoyé l’email. J’espère qu’il est arrivé…
Ps : toi aussi tu m’as manqué ^^
B. a dit,
mars 27, 2007 à 12:18
Maintenant que je peux relire (techniquement et parce que je suis mieux réveillé ….), je ne peux que verser une larme d’amour, non coupable, assumée, joyeuse même. Baisers au coeur.