du pain. Et des jeux…

Que penser à l’annonce du sordide?  Que penser d’une société qui autorise de telles dérives?

Il n’aura pas été long le chemin de la Star Ac à cette autre télé-réalité morbide…

Cela me laisse pensive, révoltée, à la limite de la nausée…  Triste aussi…

Non bien sur, je ne crois en rien au (faux) prétexte donné par les producteurs de cette horreur, à savoir attirer l’attention du public sur la problématique du don d’organe.  Non bien sur, je ne m’imagine pas un seul instant qu’une société telle qu’Endémol se rachête une bonne conduite, nous faisant prendre (mauvaise) conscience de ne pas avoir pris des dispositions pour être donneurs, un jour, au cas où….   Il y a bien d’autres méthodes pour cela…

Non, je me pose des questions sur notre société, sur son voyeurisme malsain.  Parce qu’il faut bien avouer que si ce genre d’émission est produite, c’est qu’elle compte faire de l’audience.  Et que cette usine à pognon qu’est Endémol, ne prendrait pas le risque de produire ce genre de show horrible, sans avoir étudié la question…   Et c’est là que le bât blesse, me blesse…   Car je suis certaine que beaucoup regarderont, par curiosité, par dégoût aussi, certains enveront ces fameux sms (surtaxés bien sûr) pour aider cette pauvre femme dans son choix…  Certains se prendront pour Dieu, auront le droit de vie et de mort, sur trois malheureux qui, tels les gladiateurs dans la Rome antique, joueront à qui perd gagne…  pour amuser le peuple, pour une entrée au paradis du show bizz…

Parce que l’on peut, l’on doit s’indigner, se révolter face à cette télé-réalité là ! Oui on doit !

Reste que moi je pense à ces 4 humains, oui Humains, que ces producteurs vont exhiber tels animaux de cirque (et encore ceux-là sont traités avec plus de dignité!) à ces Humains, dis-je, qui doivent être désespérés pour en arriver à de telles extrémités.  Des Humains qui joueront un rôle pour obtenir un suffrage, un droit de vie, un peu d’espoir…    Je ne sais pas sur quels critères sera fait le choix, humour? pitié? sentimentalisme?  exhiberont-ils leurs enfants, leurs femmes, leurs vieille maman? je n’en sais rien et en finale je ne veux pas savoir, parce que le choix sera forcément injuste.  Oui INJUSTE !   Aucun humain ne devrait pouvoir décider de qui doit vivre, qui doit mourir…  

Nul n’a ce droit, nul n’a ce privilège, même pas cette femme en phase terminale.  Non même pas elle…  Piourtant je ne la juge pas. Qui peut savoir la raison de son geste ? La notoriété ? assurer l’avenir de ses mômes ? Là encore ce ne sont que suppositions…

Une chose est certaine, je souhaite que celui, ceux ou celles, qui ont eu l’idée de cette émission-poubelle auront du mal chaque matin de leur vie à se regarder en face dans le miroir… et j’appelle de tous mes voeux à ce que jusqu’au soir de leur vie, ils soient hantés par le remord…

Et là, maintenant, toutes mes pensées vont à tous ceux qui patientent sur liste d’attente qu’un donneur compatible se présente. Puisse l’horreur provoquer le bien et les biens-portants penser à poser le geste de s’inscrire pour, qui sait, qu’un jour leur décès serve à la Vie…

Edit du 01/06 :  bravo pour le coup de bluff, autant pour moi, reste que ce billet je ne le renie pas et que ma dernière phrase reste d’actualité ;)

un p’tit lien…

Allez, un p’tit lien qui fera plaisir à Nanard ;)

L’humour à la belge ne vaut probablement pas les guignols français, mais j’aime l’auto-dérision, alors …

Reste que n’en déplaise à Valoche, je suis trop consciente de la réalité de la rue que pour voter à droite, je ne trouve dans la gauche belge aucune raison de voter pour elle, le centre n’est plus au milieu et n’a que des discours creux… 

Bref, je persiste et signe !  si nul n’arrive à me convaincre je vote “nul”…  Après tout, ils n’ont qu’à me présenter des candidats valables, les politicards ;)

Belg’attitude

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On est mal, je suis mal !

Dans 19 jours, je serai seule dans l’isoloir, à chercher vainement une raison de voter “utile”…    Et si rien ne bouge d’ici là, je bifferai chaque liste d’un coup de crayon rouge rageur, parce que moi les “beaux parleurs”…  bof…

De toute façon, en Belgique, les jeux sont toujours faits, quelques soient les votes, accords pré-électoraux obligent ! c’est ça la particratie !  

oh d’accord, il y a en réalité 4 candidats “premiers ministrables”…  ouaip, la belle affaire…

Entre un Di Ruppo qui a fichu la wallonie par terre tout en accusant les flamands d’en être responsables, un Reynders tellement libéral qu’il se prend pour Sarko et impose sa frangine à la haute magistrature, un Verhofstad qui finalement préfèrerait siéger à l’europe, et un Leterme qui estime pour sa part que les wallons n’ont pas le niveau intellectuel d’apprendre la langue de Vondel…   (les belges remarqueront que je parle pas ici de Louis Michel, qui brigue lui aussi le poste…  mais que voulez vous, moi le louitje depuis ses prises de position pro dictatures africaines, je peux plus le saquer !)

Le résultat du scrutin sera que le roi va nommer un informateur, puis un deuxième, un troisième ? (qui sait), que ça va discuter, batailler, négocier, ré-inventer un “consensus” à la Belge, un formateur sera nommé, un gouvernement formé, d’ici là les belles promesses électorales seront oubliées et le peuple comme d’hab sera pigeonné…  Ben oui, comme d’hab !

Puis j’en ai marre de tous ces discours “séparatistes” de tous ces clichés à la con !  Les Wallons fainéants ?  Les flamands arrogants ?  Allons donc !  Faudrait prendre le temps de relire l’histoire, elle explique bien des choses, puis 176 ans de vie, pour un pays, c’est pas la mer à boire, si ?

alors ?

Mais vrai que de nos jours, la politique ne se conçoit qu’à (très) court terme, le temps de se remplir les poches, de placer quelques redevables à des postes clés, après tout les intercommunales ont été inventées pour ça, et hop, trois petits tours de passe-passe et puis s’en va…

Evidemment moi j’ai la chance d’être une “zinneke”, issue des deux cultures, aussi flamande que francophone, j’ai la nonchalance et le rire des latins, l’arrogance et la volonté des germains…  Quand je te dis que je suis pluri-Elle…  sourires…

Reste que mon Pays j’y tiens !  Et j’en ai marre que des petits politicards, que des petits arrivistes le déchire, au mépris du désir profond du peuple, à savoir une Belgique unie, après tout notre devise c’est : l’union fait la force !

Il serait grand temps que chacun prenne conscience que différence n’est pas nuisance, mais bien complémentarité !

bon je vous avais promis des raleries à propos des élections belges, c’est fait ! ;)

les couleurs du silence…

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Passant du pastel délavé à la gouache intensément rassemblée. D’un mind déclinant à la pensée à l’amant. D’un vol de papillon au plongeon du faucon.

Les couleurs du Silence, au creux des sentiers d’errances, loin des sentiers battus, des chemins connus… hors routes balisées, banalisées et banalisantes. Et là au bord de l’eau prisonnière, domptée, dominée, cette eau piètre guerrière, vaincue sans élan, sans courant… C’est là, au bord de la rive, dans la lumière grise, ou rousse, là où la mélancolie me pousse à rêver, au présent, au passé, c’est là que j’entend toutes les couleurs du Silence…

T’ai-je déjà dit qu’un canal ne chante pas? … il n’est pas rivière, ni même ruisseau, jamais évadé, rarement évadant, il ne connaitra jamais l’océan, tout à l’abri de ses berges trop étroites, de ses ponts trop bas, de ses péniches aux ventres lourds, qui telles sirènes aux refrains sourds, le fendent à peine, le striant de veines, de quelques vagues d’étrave et moi rêvant d’autres entraves, haletante loin des rives de Loire, me berçant de mon histoire, je n’entend plus le clapotis vaseux d’une eau qui rêve d’autres cieux…

Nulle cascade en mes pays de dérobades, seules vivent les couleurs du Silence.  Celles de l’eau, aux reflêts gris, aux reflets verts, aux reflêts vert-de-gris.  Parfois bleu, pourtant.  Aussi.   C’est nostalgie de se mirer dans l’eau stagnante, c’est mélancolie que vivre dans l’attente…

Pourtant, je sais les couleurs du silence et la beauté des chants d’errances.  Ils me sont essentiels, tel suffixes existentiels.  Il suffit de si peu pour entendre l’eau vivre, m’écouter rejoindre la rive, m’en éloigner, frémir sous le vent caressant, monter en brumes impalbables, monter, enfin me libérer, jusqu’à en former un nuage, libre de ciel et de vent, montant, montant, toujours plus haut, parcourrant enfin l’océan, ré-inventant toute l’histoire de mon ô…

Les couleurs de mes silences, les vois-tu ? dis-moi…

Da garan

va comprendre…

Evidemment que je ne peux pas sauver les gens malgré eux…

Evidemment que le gars l’a bien cherché, qu’il en à profité un max, à n’en faire qu’à sa tête et à se fouttre de la mienne par la même occasion…

Evidemment que j’aurais pu lui faire un planning à la Staline, puis plus de contrôles de son boulot, mais bon je préfère instaurer un climat de confiance entre moi et mes gars, les tirer vers le haut, leurs faire prendre conscience des règles, de l’équivalence entre “droits” et “devoirs”, après tout je bosse pas dans une multinationale ou tout le pognon va aux actionnaires… Alors je leur explique aussi que les boss sont pas des “Rotchilds”, que le boulot baclé fait fuire le client, que sans clients c’est la faillite et le chomage pour tout le monde …. et oui ça prend du temps… mais quand la réussite, la leur surtout est là, c’est pur bonheur, tu vois ?

Et oui, je lui ai fait moultes remontrances, lui expliquant qu’il avait signé un contrat de 38 heures et non un contrat à mi-temps. Mais, il avait difficile à obéir à une femme, fut-elle la manager de l’équipe… Et bon, si je devais m’arrêter au machisme de mes gars, j’aurais déjà quitté le job il y a longtemps… sourires…

Il avait l’arrogance de son ancienneté dans la boite, d’avoir un des boss comme “protecteur”. Il avait l’insouciance du profiteur, qui grapille une heure où deux par jour, profitant de son job de routier pour en faire le moins possible. Il se croyait au dessus des procédures, bien à l’abri, bien planqué…

Il avait plein de défauts, des tonnes d’ennuis perso, il réussissait souvent à me faire sortir de mes gonds, et à force de conneries à attirer l’attention de la direction…

Et pourtant, quand la décision est tombée, j’ai eut un gros blue’s au coeur et ce matin en le regardant partir son préavis à la main, va comprendre, j’ai eut une grosse envie de chialer…

un peu absente

pour cause de changement d’ordi…

L’ancien menaçait de rendre l’ame, atteint d’une maladie incurable qu’on appelle communément le “grand âge”, bref, il est au repos là juste à coté du “petit nouveau”… sourires…

Reste que le “p’tit jeune” est du style rebelle, il se là joue “vista” et bonjour les dégâts…  Je te dis pas le nombre de fois où j’ai râlé depuis vendredi soir, date de l’adoption…  rires

Bon si quelqu’un dans la salle pouvait me dire comment virer ce foutu “norton” ça me ferait bien plaisir !!!  (oui je sais, gentil poète, tu m’avais filé le lien du temps de “poussières” mais je le retrouve plus :( )

A part ça j’ai rien de particulier à vous raconter….   *va-z-y de faire un billet quand t’as rien à dire ! *  sauf qu’on est le -11/V.03 de l’an 2…. 

Ah si, je savais bien que j’avais un truc à vous dire…  rires….  c’est le 200 ième billet ici !   Bon d’accord, tu m’diras que fêter mes 200 conneries d’écrits sur “battements”, c’est un peu raide, ben oui…  mais m’en fiche, je fête quand même !  na !   Reste que j’occupe 33 % de l’espace qu’octroye WordPress gratuitement…   (et non douiller pour un espace web je ferai jamais pas aux prix prohibitifs pratiqués…   *là je sens que je vais me faire virer !  rires*

Bref ça sens le déménagement dans pas longtemps…   Enfin note que vu que j’ai depuis mon IL perdu l’habitude du billet journalier, j’en ai encore pour environ deux ans de tranquilité…

:)

soudanweb1.jpg

un voile blanc sur sa peau noire
comme une histoire au cinéma
comme un amour hors territoires
comme une offrande de l’au delà…

 

Face à l’aubade d’une aubaine
il y a les gardiens de la loi
condamnant toutes les fredaines
d’une femme de si peu de foi

 

un voile noir sur mon dimanche
là on n’est plus au cinéma
il y a l’opprobe et la vengeance
l’honneur c’est pas un jeu tu vois !

 

un voile blanc sur sa peau noire
taché de rouge, taché d’un sang
mélé de larmes du désespoir
qui fait la honte de son clan…

 

un voile noir sur la lumière
d’une vie de femme si éphémère
tuée ce jour à coup de pierres
morte d’avoir aimé au Soudan

mes territoires

sensuelle.jpg


C’est un pays dont les terres frôlent l’eau d’imaginaire, un espace infini, mouvant, changeant, un ilot aux reflêts moirants…

C’est une mer, un océan de sensations aux reliefs rougissants, une aubaine, une aubade, un chant…

C’est une caresse qui porte une douleur enveloppée de tendresse. Une douceur en regard des pleurs, des larmes, des angoisses du passé….

C’est un voyage sans dérobade, encore Amour, encore, approcher de la plage … le chat joue les 500 coups, l’esprit se fait flou, hésitant, se relache, se détache, se libère enfin…

voguer jusqu’au sublime, aborder l’intime, ce pays improbable, avancer encore, encore, accompagner la vague, plaisir subtil, plaisir sauvage, aller toujours plus loin…

Rejoindre mes territoires, planer de la tour sombre à la Lande blonde, retrouver le crépuscule de l’aurore et l’aube de la nuit, le matin d’espoir et l’oubli de l’ennui, aller au plus profond du puit, parce que là est la clarté, la seule non révélée…

Voguer, jusqu’à plus soif, jusqu’à plus fin, apprendre les lignes du destin, voir, voir enfin la résonnance du Mien, aller encore plus loin, trouver l’inprobable point, l’invisible lien, celui où le corps rejoint l’âme et retrouver l’accord ancestral de la Femme qui s’offre, hors les dieux, hors la morale, à pas de deux, Flamme dansante et ancestrale, hors les affres du souffre…

Retrouver enfin son souffle et le reperdre sans un cri, murmurant…

Da garan

mauvais poil…

Ben vi… ce matin, une fois n’est pas coutume me suis levée de mauvais poil ! enfin parler de pilosité alors que je suis une farouche adepte de l’épilation totale, c’est peut être un peu incongru… sourires…

Bref je me suis levée du pied gauche… puisse la France faire pareil lundi matin… (nan pas d’être de mauvaise humeur ! essayes de suivre le fil de ma pensée, toi qui me lis !) *vi je sais c’est pas facile, même moi j’ai du mal parfois*

Bref je me suis levée raleuse et ralante, le kawa du matin n’a même pas réussi à me dérider, *le premier qui me répond que mes rides font mon charme, je l’embrasse… par contre celui qui me dit qu’à mon (grand) âge c’est normal, je l’assomme !* vu que j’écoutais France Inter et les discours des indécis qui n’ont toujours pas réussi à se clarifier l’esprit !

Vi je sais… on ne doit pas parler d’élections présidentielles en ce samedi, la loi française à dit ! Ben m’en fiche ! gniark ! D’abord pour l’instant suis encore belge que je sache et mon hébergeur n’est pas hexagonal ! donc je dis encore ici ce que je veux.

Mais bon… si ceux qui votent l’agité du bocal s’imaginent qu’ils vont mourir riches, je leur répond OUI ! mais de désillusions, pas de pognon… rires…

Parce que ce petit monsieur n’a qu’un discours vide et creux, il me fait penser à un illusionniste, un apprenti magicien, menteur de surcroit ! l’économie n’est plus aux mains des politicards, quelque soit leur bord d’ailleurs, il ne suffit pas de dire : “il faut travailler plus pour gagner plus” ! il faut d’abord se donner les moyens d’en créer des l’emplois ! et vu la mondialisation, c’est pas gagné dans cette europe exangue et bureaucrate qui ne sait prendre que quelques “mesurettes” juste de quoi justifier le salaire de ses émissaires !

Vi je râle ! Tout comme j’ai ralé quand Bush a été réélu par les ricains, tu m’diras que là ils avaient magouillé le scrutin… ouaip, c’est vrai… mais ça change quoi pour le peuple irakien de le savoir, dis moi ?

Je râle et en plus je sais que ça ne sert à rien… On va s’en prendre pour dix ans…

*Mais M’sieur le Juge, je suis innocent*

Vi *Innocent* est le mot… dans le sens *stupide* bien évidemment…

Bon à partir de lundi, je ralerai autrement promis, les élections belges approchent… pfff

ps : non ce blog n’est pas à vocation politique ! il est simplement reflêt de moi … sourires

the first time…

ametamorph11.jpg

C’était un jeudi de mai, plein de soleil comme today.

Le voyage avait été long, éprouvant, stressant. Et là arrivée sur le quai d’une gare inconnue, une trouille pas possible, paralysante, étouffante…

Parce que j’ai beau me la jouer Ca(ly)mikaze souvent, ça ne m’empêche pas d’avoir conscience des risques que je prend… sourires… Pourtant ce voyage je l’avais exigé, sans remords, sans regrets. Je ne sais même plus aujourd’hui toutes les conneries que j’ai pu inventer pour obtenir de partir, j’avais décider de rencontrer mon IL, point barre ! et comme je suis la nana la plus tétue de la terre… ben…

Reste que là sur ce quai, je n’en menais pas très large. Après tout j’avais rendez-vous avec un inconnu en terre inconnue et cerise sur le gateau, j’avais laissé un numéro de phone bidon chez moi “au cas où on voudrait me joindre”… bref de l’inconscience à l’état pur ! Ca(ly)mikaze je te dis !

En plus on avait inventé un scénario (nan je raconterai pas ! enfin pas tout ! gniark !) comme le font tous les amoureux qui se sont rencontrés sur la toile, histoire de se donner contenance pour cette première entrevue, après tout nous étions dans le registre du couple bdsm, fallait bien que mon D’Homme teste sa proie Soumise… rires… et mon IL voulait, entre autres, me voir en jupe…

Bref, je te laisse imaginer la Caly, dans la chaleur étouffante d’une toilette grande comme un confetti, s’extirper de son jean’s moulant, en faisant gaffe à pas faire tomber la valise ouverte sur le couvercle des jocs, enfiler une jupette que purée, j’avais pas remarqué qu’elle était si courte en l’achetant, se battre avec ce putain de porte-jartelles qu’arrêtait pas de lâcher, ré-enfiler ses chaussures neuves qui lui faisaient un sacré de mal aux pieds, replier le jean’s et le fourrer dans la valoche, tout en décrochant le gsm qui sonne… et rassurer son IL qui s’inquiètait de ne pas la voir arriver… un vrai travail d’artiste, j’te l’dis ! rires…

Ensuite de ressortir de ce cagibit couleur rouge écrevisse, le mind dégoulinant et devoir se refaire le maquillage fissa, fissa, parce que bon j’allais quand même à un rendez-vous galant !

Etape suivante déposer la valise à la consigne, fastoche ! vi mais une fois ladite valoche dans le coffre, se rendre compte que j’ai laissé mes cloppes et mon briquet dedans…. Là tu commences à maudire tous les dieux de l’olympe et tu fouttrais bien une flèche dans le cul d’éros, histoire de lui faire comprendre qu’il doit arrêter de te compliquer la vie !

Reste que…

Mon IL m’a rephoné, à senti le stress dans ma voix… Il m’a dit: laisse tomber le scénario, vient je t’attend…

Il m’a emmené à la terrasse du café d’en face, en me prenant par la main, me sentant tremblante, autant de trac que d’énervement…

Il a pris le temps de commander un verre, de me parler un peu du voyage, de me raconter sa journée, histoire de me déstresser…

Je le regardais à la dérobée, puis plus franchement, dans les yeux, je doutais un peu de moi, de lui aussi et il le savait, le ressentait, je restais crispée, sur la défensive et lui, patient, laissait le temps au temps…

Quand il s’est levé pour aller commander un deuxième verre, il a posé sa main sur ma joue, une simple caresse, un geste de tendresse, un geste spontanné, profond, doux, rassurant…

et là…

J’ai su que c’était lui, mon D’Homme, mon IL… sourires

C’était il y a un an, aujourd’hui…

Da Garan

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