un voile blanc sur sa peau noire
comme une histoire au cinéma
comme un amour hors territoires
comme une offrande de l’au delà…
Face à l’aubade d’une aubaine
il y a les gardiens de la loi
condamnant toutes les fredaines
d’une femme de si peu de foi
un voile noir sur mon dimanche
là on n’est plus au cinéma
il y a l’opprobe et la vengeance
l’honneur c’est pas un jeu tu vois !
un voile blanc sur sa peau noire
taché de rouge, taché d’un sang
mélé de larmes du désespoir
qui fait la honte de son clan…
un voile noir sur la lumière
d’une vie de femme si éphémère
tuée ce jour à coup de pierres
morte d’avoir aimé au Soudan
bouh a dit,
mai 9, 2007 à 4:02
Le poème m’a beaucoup émue… c’est très beau
Bloogy a dit,
mai 9, 2007 à 7:35
Oui, c’est à la fois un beau et terrible poème par son réalisme.
Caly a dit,
mai 10, 2007 à 5:50
Merci à vous deux..
Les mots ne suffisent pas à exprimer l’horreur ressentie…
nanardbe a dit,
mai 10, 2007 à 8:28
très beau et émouvant…
Même pas envie de dire une bétise, c’est dire!
Pêle-mêle a dit,
mai 10, 2007 à 8:44
déchirant, une belle plume humaniste.
veteran a dit,
mai 11, 2007 à 7:17
Triste réalité ma chère Caly et malheureusement ce n’est pas un cas isolé…
Shilane a dit,
mai 12, 2007 à 10:34
hélas, trois fois hélas…la barbarie est toujours de ce monde et je ne sais qui ou quoi peut l’éradiquer. Et les “grands” au nom de la non ingérance ne bougent surtout pas, des fois je te jure que ça me démange, mais comment peut on discutailler politique avec les dirigeants d’un pays qui laisse faire ces horreurs là ?
Rana a dit,
mai 15, 2007 à 8:37
l’art de dire l’horreur avec beauté et émotion ….