lettre à Benoît…

Tu vois Benoît…  oui permet moi de te nommer ainsi, après tout ce prénom tu l’as choisi…   tu vois, disais-je, j’étais là, dans ma bulle, bien à l’abri de ma mélancolie, sous les murs de mes chagrins anciens, de mes questions nouvelles, de mes espoirs en quête…  

J’étais là, tranquille…   a me murmurer des mots secrets, à me murer dans mon silence, a regarder tous ces autres qui dansent, pantins et marionnettes de dieux incertains, girouettes ou renégats de partis a la recherche d’un pouvoir d’une autre foi…  

J’étais là a regarder la brume couvrir la prairie d’en face, à savourer le silence du matin emperlé de la rosée de mes larmes du soir, j’étais là a bercer mon destin sans couffin, sans berceau, sans …

J’étais là devant l’ordi, à lire la presse quotidienne, sans même sursauter aux frasques sarkoziennes, que veut tu le nombril est après tout un centre important, il porte le coeur et l’esprit, il porte les mots, les maux et les non-dits… 

Mais pour en revenir à toi, Benoit, je peux te dire que tu m’as réveillée, tu m’as sortie de ma léthargie…  par ces mots

et là j’ai même pas envie de développer, je n’ai même plus envie d’argumenter…  que veux-tu, je n’en peux rien, je me sens désarmée face à la bêtise parfois !