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Au bal de la Lumière

se devinent

d’improbables silhouettes

drapées d’or et de pourpre

distilant le doute,

l’angoisse et la mort,

noircissant le décor

de celle vétue d’argent

lunaire et océanne

aux reflêts éternellement changeants,

émouvance de femme

dansant sur sables mouvants

D’autres s’avancent

d’Ô et d’Ocre se parent, se mélangent

annonçant d’un bruit de chaînes

l’aube de la délivrance…

Enfin, viennent celles,

vétues d’une cape de moire

tissée sans fil, sans trame,

dentelle noire,

arachnéenne,

de ma mémoire,

mes souvenirs

se fondent dans la ronde,

la tarentelle

se fait tare en tulle

une fois traversé le miroir…

7 commentaires

  1. veteran a dit,

    juin 23, 2007 à 9:47

    Excellent ma chère Caly, je constate avec satisfaction que l’inspiration revient, je vais de nouveau pouvoir jouer les casses pieds ;)

    Je t’embrasse Old Boy :-)

  2. Bloogy a dit,

    juin 23, 2007 à 5:12

    Et le miroir réfléchit à la lumière du bal.

  3. Caly a dit,

    juin 24, 2007 à 6:46

    Sourires… Tu n’es jamais casses-pieds, Old Boy ;)

    Puisses-tu dire vrai Bloogy ! :)

    bises à vous deux

  4. deep a dit,

    juin 24, 2007 à 9:22

    Un texte ecrit par une Caly très “tarentueuse”.Merci de cette petite virtuosité.

  5. Caly a dit,

    juin 24, 2007 à 3:45

    Waouw ! le comment ! Merci Deep ! :)

    Heureuse de te voir ici et d’avoir lu chez toi que tu avances calme et droit.

    Je pense à toi souvent

  6. Rana a dit,

    juin 25, 2007 à 4:38

    waouwwwwww quel ballet !!!!

  7. Yvon a dit,

    juin 28, 2007 à 11:23

    Je vois que tu tisses admirablement ta toile,serai-tu devenue une prédatrice,tissant sans fin pour nous faire succomber à tes mots…!

    Bises Caly


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