Chapeau bas !

Parfois en surfant, tu désespères de l’humain.  Mais parfois, au détour du chemin, tu tombes sur une lucarne magique, une lumière non-utopique, un texte qui te prend aux tripes, même que tu regrettes de ne pas l’avoir écrit…    Oui parfois, l’écran s’illumine sous des mots profonds, intenses…

Et ce blog, découvert ce matin, j’ai vraiment envie de la partager avec toi qui me lis…

Je suis certaine que tu aimeras les mots de Tian

Bravo à toi, l’artiste !

A l’aube du deux Tiers-Temps…

A soir particulier, titre de billet singulier…

Note qu’en ce qui concerne le “tiers-temps”, je n’en sais rien. Simple pronostic sur le destin. Qui peut savoir l’heure du quand et l’heurt du comment. Qu’importe…

D’ailleurs le temps est symbolique, à chaqu’un(e) sa rythmique, la mienne n’est que bagatelle, qu’y puis-je si je suis avant tout “Elle” aimant la révolte sans chercher la récolte, si je suis fille du vent et amoureuse d’Océan…

Et finalement ce soir m’importe plus que demain, va comprendre pourquoi je ne crois plus au destin. Ce soir met fin à la vague rugissante qui me porte depuis dix ans. Ce soir, se tourne la page d’illustres autres temps, dix lustres éclaireront demain le ciel de mon lit. Au mitant d’un siècle, le soleil d’utopie gardera toute sa place, mon regard ne sera pas plus de glace qu’il ne l’était auparavant… Pourtant…

Pourtant… le tiers-temps… ou les trois quarts… les neuf-dixièmes ? oui possible aussi. Mais je me répète : qu’importe. Une date imposée sur partition de temps inventée de toute pièce, n’a pas plus d’importance que le chant d’une plume au vent…

D’aucuns diront que c’est le temps du bilan…. oui. aussi. mais comment pourrais-je moi, la fille sans souvenir faire la balance entre l’errance et la chance ? Comment pourrais-je me remémorer l’escalier et toutes ses marches, ses rares paliers et juger quand mon coeur fut fier et mon âme lâche ? Comment dire mes erreurs comprises et mes heures sans prises de conscience, cette autre science non exacte et sans pacte?

Comment dire qu’il est atroce parfois de n’avoir que des pensées sans attaches, la mémoire qui rame sans relache pour trouver port en pays de passé, quitte à en pleurer, quitte à en crever ?

Comment dire ? comment penser ? comment aborder….

Un soir comme les autres, oui. Mais la veille de mes cinquantièmes hurlants…

J’aime pas…

isa a dit,
septembre 23, 2007 à 12:23 · Modifier

Certains hommes nous entrainent dans leurs mensonges afin de mieux nous presser dans l’attente…Il jouit de son oeuvre “Corps latents”
Bon courage à toi .

Nan, j’aime pas quand on confond mon “IL” et certains hommes…

Faut apprendre à lire Isa.  Et surtout arrêter de transposer tes frustrations en commentaire sur un billet que manifestement tu n’as pas compris.    Il n’est nulle part écrit dans ce blog que mon IL est un menteur !  Je n’ai jamais fait mention de pression, ni d’aucune “Jouissance malsaine” de sa part dans notre relation, que je sache !

Tu fais peut-être partie des ces victimes à répétition du net, de celles qui se font manipuler par des cons à force de fréquenter les sites de rencontre qu’ils soient vanille ou autre, mais ce n’est pas mon cas !

Joues la victime tant que tu veux, mais ne m’inclus pas dans ton schéma.  Et n’insulte plus jamais mon D’Homme sur ce site !

A bonne entendeuse …

On disait que…

Comme dans les délires d’imaginaire, quand on était gosses.  Quand les Elfes n’étaient pas grises, mais bleues, quand les lutins faisaient les malins, quand d’un tas de sable on faisait un chateau et d’une larme tout un ruisseau…

On disait que…  c’était pas pour de vrai, c’était autrement ou différent…  on ne mentait pas, on “disait que”

Et là maintenant, on disait que 8 semaines c’est rien, que de toi à moi deux mois c’est demain…  on se ment comme au temps d’enfance, on se fend l’âme d’un trait d’amourance..   on se dit qu’on à toute la vie pour se rejoindre, la vie à la vie à la mort, et mon coeur qui T’aime si fort…

On disait qu’ont sautera dans l’avenir à pieds joints, que les liens finalement ne sont rien.  Oh non pas les notres, surtout pas ! les autres, ceux qui nous retiennent loin, si loin l’un de l’autre…

On disait que…  Qu’il était une fois…    Once upon a time et je T’aime…  C’est marrant l’Amour, c’est plein de détours, de méandre, pauvre Cassandre, c’est comme un labyrinthe, un mur sans la moindre plainte, sans aucun support, sans le moindre angle mort, rien qu’une surface brute, de briques couverte de papier, peinte comme une pute, un frise au dessus et une pleinte en bas…

C’éra una volta…  e non c’èra…

L’amour par delà et en deçà…  quelques mots d’ici, de là

On disait que…  l’attente c’est rien…

Je… demain…

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 Je demain …   Nos jeux de loin, nos jeux sans mains seront vains. Loin du tain de l’écrin, ce putain d’écran, loin du temps de l’écrire, du simple dire qui sépare la peau du tant, qui éfface jusqu’au teint du temps.

 Je demain, bientôt, tantôt…   

Je et tes mains et tes yeux, demain.

Je sans tangeante et l’attente du train.  Le train d’envie qui me ramènera à la Vie, à l’Amor, à l’envie.  De Toi.   Je et Toi.  Tu et moi.  et tous nos tus se feront toit, abris sans voile loin de la toile.   Il n’y aura plus les taons de la frustration, ni les tant d’incompréhention, il n’y aura plus de distance, ni d’errance.  Il n’y aura plus le vide qui gravide autour de nous, s’insérant partout.  Non plus rien de ça…

Rien que Toi et moi…

Demain….

Nausée…

C’est un petit comptable.   Un pauvre mec chiffoné de chiffres,  un p’tit homme à la solde de mes boss…

C’est un petit mec qui se croit dans le secret des dieux, qui s’imagine y avoir accès, comme si les dieux partageaient…  sourire…

Un pauvre petit con, fier de sa peau blanche et de ses globules rouges, de sa fesse qu’il nicke depuis 20 ans à l’insu de sa bourgeoise, un pauvre mec, oui, un paumé de la quête, un de ceux qui trouve son paradis dans sa supériorité non prouvée…

aujourd’hui la coupe à débordé…   va savoir toi qui me lis, ce qui provoque mes nausées …

 Un “étranger” un Tchéchène, engagé à titre d’indépendant pour un boulot de circonstance, se présente sur le plateau, va vers la fontaine à eau et se sert.   Le petit mec attend, regarde, sourit déjà…   (le Tchéchène a pris le dernier gobelet dans le présentoir)

Quand une fois sa soif tarie le gars redescent vers la cave pleine de poussière ou il doit bosser, l’autre prend malin plaisir à le rappeler….  lui demande s’il n’a rien oublié…  parce que le gars à prit le dernier bidule en plastique dans le distributeur….   et l’autre fort de son poste et de ses chiffres qu’il manipule à longueur de journée de faire son matamore !    et d’assèner : quand on prend le dernier gobelet il faut refaire le plein !

Là je vois le Tchèchène qui palît…   d’autant que tout une bande de nouille sur le plateau se marre et se fout de la gueule du pauvre gars…   

Echange de regards entre lui et moi…   Grande émotion entre ma honte d’être blanche de leur race et sa rage d’être de l’autre coté de la masse…

Et malgré mes yeux qui lui disent de me laisser faire, mon slave réagit, il dit sa soif, la poussière dans la cave, il réagit au mépris et aux rires, il se défend !  mon sourire l’accompagne, il est beau ainsi debout…  je lui montre la réserve à gobelets, il me sourit, c’est sublime l’amitié par delà les races, les languages, les coutumes….

Mais que le gars remplisse le bidule à godet ne suffit pas,

le comptable fier de sa supériorité, se targue d’être bras droit et non jambe de bois d’un système, méprise l’autre de son étrangeté et se vante de sa belgicité…

C’est là que j’ai explosé…. renvoié le con à la table de sa médiocrité,je lui ai demandé son pédigré.  Parce que soyons sérieux, 177 ans de légitimité ça fait pas un arbre généalogique, ça fait à la limite un bestiaire ! et encore !

Ce matin…

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un lapin, a tué un chasseur

Non rassures-toi, Toi qui me lis, je ne vais pas de mettre une bande son de chantal goya…  rires…

Mais envie de partager avec toi ces petits instants bonheur, ce bébé lapin qui vient depuis bientôt trois semaines matin et soir se promener dans mon jardin.   Il n’est pas farouche, même pas peur de l’humain, ni du chien le lapinou, faut vraiment que je m’approche trop pour qu’il s’éloigne… un peu…

Vu que ma pelouse tient plus de la prairie que du gazon anglais, il y trouve de quoi se nourrir à profusion :)   Moi perso ça m’arrange, j’ai une belle excuse pour ne plus désherber et surtout ne plus employer de saloperies de produits chimiques pour le faire, et cerise sur le gâteau, je n’ai plus que deux tiers de pelouse à tondre, vu qu’il faut bien laisser de quoi manger à bébé jeannot !

Elle est pas belle la vie ?  

Quête…

Entre la quête et la vérité, un simple escalier, colis-maçon sans le moindre palier…  

au mieux une marche un peu plus large, un espace où respirer, s’arrêter le temps d’un instant.   Mais l’instant ne peut devenir éternité, il n’est qu’espace inventé, simple création de l’esprit, qui rame, qui grogne, qui rit… qui se mure et se raille, se muraille face à l’ineptie du temps…

Dans les murs tant de failles, de lézardes et de trous.  Les murs s’effritent, se reconstruisent, se parent de mousses couvrant les béances.   Les murs se font para-vents à contre-courants, dirigeables et dirigeants, les murs se font vent…

Sur la marche palier, celle un peu plus large qui permet enfin de reprendre pied, il n’y a que le bruit du temps berçant le silence et la conscience de l’impossibilité…

paroles, paroles….

J’ai entendu l’autre jour sur France Inter, un auditeur qui disait en substance :

“j’ai cru au candidat Sarkozi, j’ai cru au crédit d’impôts, j’ai voté pour lui parce qu’il à su flatter mon égoïsme”….

Cette phrase est reflêt.  Cette phrase est miroir.   La démagogie a cet effet, ce pouvoir.  Faire croire aux gens qu’on vit comme eux, qu’on pense comme eux, qu’on sait ce que sont les fins de mois difficiles, qu’on sait la difficulté à éduquer les enfants, qu’on sait la peur des pédophiles, qu’on sait l’insécurité dans les banlieues, qu’on sait que le gaz et le gazoil coutent cher, qu’on sait que le calcul de l’index ne tient pas compte de ce qu’il y a régulièrement dans le panier de la ménagère.  Sans compter qu’on fait croire qu’on a la solution pour la sécurité des cars dans les routes de montagnes, que plus jamais un pédophile ne respirera l’air libre, qu’on est plus fort qu’un preneur d’otage libien, plus fort que bush et même que poutine, qu’on va sauver l’europe…  et pourquoi pas le monde…  On va aussi assister aux obsèques d’un marin breton, alors qu’on a dit qu’on en a rien à foutre de la Bretagne, on parle, on s’agite, on fait croire qu’on est….

et puis, quelqu’un, un quidam dit…   “il a su flatter mon égoïsme”….

ce que l’on pourrait aisément traduire par : “Comment ais-je pu croire en ses promesses ?”

Et cette phrase, je te promet, toi qui me lit qu’elle fera son chemin….   qu’ils seront nombreux demain à dire pareil… 

Fille d’Automne…

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Septembre est là ! Enfin ! ou devrais-je dire déjà ?

Septembre le mois de moi, celui qui m’a vu naître et renaître tant de fois.    Septembre.  Déjà…   Je voudrais que celui-ci se pare d’or et d’azur, qu’il lézarde tous mes murs.  Je le voudrais habillé de pourpre et de moire, de souvenirs et de mémoires….  

Dix lustres diffusent une lumière douce au ciel de mon lit, éclairant un passé aux contours adoucis.  L’enfant est mort, mes larmes n’y pourront rien changer, après le temps des remords vient celui de se pardonner… Pourtant…  Restent les cris qui éveillent mes nuits, cette impression de vide et d’infini…

Qu’importe…

Je suis fille d’automne. En moi résonne la mélancolie des fins d’étés, le silence des matins de brumes qui font rêver…  J’aime regarder l’aube se lever, quand l’air semble changer de densité, quand la lumière s’orne d’une poussière fine et dorée…

Mes rêveries s’enchaînent, m’enchaînent au fil du temps, au fil d’En-Vie.   Comme une soif inassouvie, un besoin.  Une solitude désirée et non subie.  Une langueur, une douceur.   Une mélancolie sans la moindre nostalgie…

Oui je suis femme, j’ai la flamme océane, mais je suis aussi et avant tout fille d’automne…   sourires…