un article de Libération qui résume bien la vision qu’offre Léon à certains de ses voisins…
J’ai, en sufant sur la presse française, cet après midi, lu une intervention de Filons, de Fillon sur les émeutes de Villers-le-Bel… J’étais au boulot pas eu le temps de copier les liens. Pour info en général, je parcourre “le monde”, le nouvel obs”, le “parisien”, “libération”, le “jdd” (liste non exhaustive)
Et là ce soir pour faire mon billet et mettre des liens, plus rien, pfffffttttt parti de la presse le discours de Fillon, Y A PLUS ! sauf ici, noyé dans la masse de conneries !
Ceci dit, j’ai envie, moi aussi de mettre mon grain de sel et de répondre au discours (est-ce un dis-fonctionnement de Cour? le roi parti, le ministre rit ?
Bref je commence à ne plus faire confiance qu’à … non même pas…
Politique
The Associated Press – 27/11/07 à 15:25:12 – 248 motsPolitique française
Fillon veut “un maximum de moyens de sécurité sur Villiers-le-Bel”
“Nous allons tout faire pour que ce soir il y ait un maximum de moyens de sécurité sur Villiers-le-Bel et sur les communes avoisinantes”, a déclaré mardi le Premier ministre François Fillon lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. “Les habitants de ces communes ne doivent pas” connaître à nouveau “une nuit de violences”, a-t-il insisté.“Les violences qui se sont produites (…) sont des violences inacceptables, intolérables, incompréhensibles”, a réaffirmé M. Fillon, qui s’était rendu sur place dans la matinée. “Comment peut-on accepter que soient brûlées une école, une bibliothèque, qu’on détruise des entreprises?”.
Et “ceux qui tirent sur les policiers, ceux qui ont battu un commissaire de police presque à mort sont des criminels. Ils doivent être traités comme des criminels. La justice doit pouvoir les juger”, a-t-il prévenu.
De même, “ceux qui empêchent les pompiers d’accéder à ceux qui ont besoin de soins sont aussi d’une certaine façon des criminels”, a-t-il dit. “Il n’est pas acceptable de laisser cette situation perdurer”.
Le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale Jean-Marc Ayrault a pris la parole après François Fillon pour “condamn(er) avec la plus grande fermeté les violences”, “dire (son) exigence de vérité” et sa “solidarité totale avec les policiers, avec les sapeurs-pompiers”, ainsi qu’avec “une population qui souffre”. AP
co/mw
Tout ceci pour vous dire, Monsieur le Ministre,
Ce ne sont pas les bons moyens que ceux de “sécurité” autrement dit “d’envoyer les crs” pour rétablir le calme !
Et si je suis d’accord avec vous sur le fait que ces violences sont inacceptables, je ne suis, par contre pas d’accord sur le terme “d’incompréhensible”. Voyons Monsieur, cesser de vous cacher les yeux !
Vous dites et je vous cite : “Comment peut-on accepter que soient brûlées une école, une bibliothèque, qu’on détruise des entreprises?
Je vous rétorque : Pourquoi voudriez-vous que ces jeunes respectent une école, une bibliothèque ou une entreprise ? Une école ? ils n’y apprennent plus rien, les profs sont pour la plupart démotivés, les programmes frisent l’insalubrité ! une bibliothèque ? on ne leur a pas appris l’amour du livre, la lecture à force de refontes, de méthodes toujours différentes de celles qui ont fait leurs preuves ne valent plus rien ! des entreprises ? ils ne seront de toutes façon jamais engagés, leur domicile et leur faciès faisant loi !
Vous dites aussi, Monsieur le premier, ou devrais-je dire le deuxième (encore que) : “ceux qui empêchent les pompiers d’accéder à ceux qui ont besoin de soins sont aussi d’une certaine façon des criminels”, a-t-il dit. “Il n’est pas acceptable de laisser cette situation perdurer”
Ne portez vous pas là un jugement ? Je sais, les journaleux ne font pas leur boulot, impossible de savoir exactement de quoi vous vouliez parlez !
Ceci expliqué, vous sentiez-vous vraiment besoin d’ajouter de l’huile au feu ?
Imaginez-vous, un instant, un instant seulement. Coincé dans une cité, sans autre horizon que le chomage, sans autre éducation que le partage entre les parents qui vivent encore sous traditions du pays d’origine et le déni en pays d’adoption, ou encore sous régime spéciaux, à savoir petits boulots.
Imaginez vous un instant, un instant seulement, n’avoir pas eut accès à la connaissance, être embrigadé à quinze ans dans des bandes sans foi ni loi, qui elles même ne savent plus, ne savent pas comment s’en sortir autrement que par la violence, la révolte, forcées qu’ils sont tous de rester dans la marginalité !
Imaginez-vous un instant, un instant seulement, à prendre en pleine gueule que pour vous le gouvernement n’a pas un rond, rien pour les cités, ni pour les flics de proximité, ni pour des accompagnant sociaux. Imaginez vous, un instant, un instant seulement, apprendre qu’on donne 15 milliards d’euro aux riches pour qu’ils paient moins de taxes, qu’on détaxe les opérations boursières.
Imaginez-vous un instant, oui un instant seulement, l’image que vous donnez. Je sais ! oui je sais… vous êtes au pouvoir, vous pensez avoir tous les droits… forcément dans l’ombre de Sarko rien ne peut vous atteindre…
Pourtant, je vais vous dire Monsieur, pour aimer l’histoire et la connaître un peu, je peux vous affirmer que ce n’est pas l’argent qui crée la mémoire dans le temps…
Mais une question, si vous le permettez (et si vous permettez pas c’est pareil ! ) qu’avez-vous amélioré dans les cités depuis 2005, Messieurs ?