Coup de pub ?

Devant une assistance imperturbable, le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement n’a pas hésité à assimiler les “attaques” contre Nicolas Sarkozy à celles subies par Jean Zay “mi juif, mi protestant” cible de la presse d’extrême-droite sous le gouvernement de Vichy. “Cela a contribué au fait qu’il soit assassiné”, a-t-il même tenu à préciser. Dans son élan, Roger Karoutchi s’en est ensuite pris à la pétition dans laquelle 17 personnalités dénoncent les “dérives de pouvoir personnel” du président de la République. “Il y a des types qui n’ont toujours pas accepté que Sarkozy gagne les élections. C’est du déni de démocratie”…et “du fascisme rampant”. Ni plus ni moinssource

C’est marrant, les “amis”, “fils”, “femme” du président ne reculent devant rien pour 1) égayer nos week-end 2) nous pousser à la curiosité 3) faire vendre les feuilles de choux 4) nous donner l’envie de gerber (tu peux rayer la mention inutile, Toi qui me lis :)

Donc, si je comprend bien (à première lecture) tous ceux qui critiquent le président sont des fascistes rampants ? Hé ho ! et c’est un secrétaire d’état aux relations avec le Parlement qui dit ça ? Ben elles doivent être bonnes les relations entre le Président et le Parlement ! purée !

Note que j’avais jamais entendu parlé ni de Karoutchi, ni de Jean Zay. Pour le premier cela ne me semble pas grave vu que sa tirade ci-dessus me le fait classer d’emblée parmi les lèches-cul dont Léon à l’art de s’entourer.

Pour le second, par contre j’ai eu envie de savoir, je suis donc partie à la recherche d’infos sur Jean Zay. Comme quoi tous les chemins mènent à la culture, même ceux pointés par les imbéciles!) Je ne vais pas te mettre tous les liens trouvés ici, Toi qui me lis, tu les trouveras aisément l’ami G**gle y mène directement :)

Pourtant je vais en mettre un de lien, rien que pour prouver la duplicité du sieur précité. Car Mr Karoutchi ne pourra pas dire que sa parole à dépassé sa pensée vu qu’il est l’auteur d’un ouvrage paru en 2006 aux éditions Ramsay et portant le titre de “Jean Zay”

Figure majeure de la IIIe République, Jean Zay fut député radical à vingt-sept ans et ministre de l’Instruction, comme on disait alors, à trente et un. Il a connu les troubles des années 1930, la menace des Ligues et de la guerre civile, le Front populaire de 1936, la difficile conversion d’une France rurale en une puissance industrielle, alors qu’à l’extérieur
le pays se trouvait pris en tenaille par les dictatures, jusqu’à son effondrement face aux fascismes. L’œuvre ministérielle de Jean Zay est d’une exceptionnelle richesse : le festival de Cannes, l’Ena, le statut moderne des droits d’auteur, le CNRS, et même les bibliobus lui doivent leur existence ! Mais c’est surtout dans l’éducation que son action fut la plus considérable : avec une remarquable avance sur son temps, ce grand pédagogue a posé les fondements de ce qui deviendra le système scolaire moderne. Si la guerre n’avait pas mis un terme à sa carrière, il est certain que Jean Zay aurait pu accomplir encore beaucoup.
C’est ce destin tragique que nous racontons ici : sa carrière politique fulgurante bien sûr, ses projets et son œuvre visionnaire, son emprisonnement par le régime de Vichy, son assassinat par la Milice en 1944, mais aussi ses épreuves et ses faux-pas. En notre époque de crise idéologique profonde, il est nécessaire de faire retour sur cette période de l’histoire de France qui, plus que toute autre, a vécu l’angoisse du lendemain, les luttes et les déchirements. La situation des années 1930, à bien des égards, est comparable à celle que nous vivons aujourd’hui : l’historien y décèle la même lassitude démocratique, la même crise économique, la même désespérance populaire face à ses dirigeants. Retracer les erreurs de l’une pourrait bien être un moyen efficace pour éviter les mauvais pas de l’autre. Ni panégyrique ni instruction à charge, cette biographie se veut un récit fidèle sur l’un des hommes politiques les plus remarquables du XXe siècle.

source

Bref coup de pub pour son bouquin ou excès de zèle pour un pantin ? Parce que franchement comparer Léon à Jean Zay, faut vraiment oser le faire !


6 commentaires

  1. Shilane a dit,

    février 17, 2008 à 6:23

    j’ai lu tes liens, j’ai cherché qui était Jean Zay, en effet, comment peut on comparer cet homme à notre nabot ? enfin, que ne feraient ils pas tous pour redorer son blason ? il croule sous une telle couche de m**** ! bon je retourne me coucher moi, vala, au moins je lis et je rêve….

    bisous

  2. Caly a dit,

    février 17, 2008 à 6:28

    sourires…. hé oui Shilane, ils font feu de toute bouse…

    prends soin de toi et profites de l’accident pour te faire dorloter :)

    bises

  3. woogy a dit,

    février 17, 2008 à 7:08

    Je ne sais plus quel abruti a également évoqué le “terrorisme intellectuel” contre sarko. Espérons qu’ils ne légalisent pas la torture de la baignoire en France.

  4. Caly a dit,

    février 17, 2008 à 7:32

    le terrorisme intellectuel, c’est aussi de mélanger dans un seul et même texte, la Shoa, Sarko, Jean Zay, Vichy, Villepin, Royal, Bayrou, Juifs, Protestant, Assassinat, fascisme rampant et démocratie…

    Moi je n’y vois que la bête au abois qui lâche sa meute, espérant contre toute attente que le peuple avale la couleuvre.

  5. leunamme a dit,

    février 18, 2008 à 2:40

    J’ai bien peur que l’intervention de Karoutchi ne s’inscrive dans une stratégie à long terme : faire passer le président pour une victime. Forcément, ils espérent que tôt ou tard cette stratégie paie, et retourne l’opinion en leur faveur.

  6. Caly a dit,

    février 18, 2008 à 8:19

    exact, Leunamme, ils essayent de faire passer le président telle victime…

    ce qui tu avoueras prête à rires….

    Ceci dit ce genre de discours ne me semble pas à décharge de leur connerie affichée…


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