Pour Michel Barnier, le Président a répondu «d’homme à homme». Roger Karoutchi se demande s’il n’aurait «pas mis une baffe». Xavier Bertrand juge qu’on n’a «pas le droit d’humilier le président de la République».F.V. (avec source AFP)LIBERATION.FR : lundi 25 février 2008
Je vous présente, si vous ne les connaissiez pas encore, une belle brochette de merlans… Quoi ? c’est insultant ? D’accord, d’accord, je rectifie : d’hommes du président… c’est mieux comme ça ? rires
Ah je te promet que je me marre à voire ces “va-t’-en guerre” de l’intervieuw prendre position dans un fait divers, divertissant certe, instructif aussi, inquiétant si l’on s’arrête à l’instant, mais surtout très éclairant quand à l’état psychologique du président de l’état français en particulier et de la servilité de basse politique affichée par son entourage.
Parce qu’il faudra m’expliquer, comment on peut faire liaison entre les discours du président (dans une classe de cm2, dans un intervieuw à la presse) pronant le respect et la politesse, et ses réactions de petit coq de combat dès qu’un quidam le défie.
D’abord, selon M. Barnier le président à répondu ”d’homme à homme” et alors ? c’est quoi un homme? Celui qui tiens comme vous des propos de petites frappes ? d’un gus qui se fait mousser, le temps de se croire investi d’un rôle dans un film d’Audiart ? Alors Môsieur, c’est quoi un homme selon vous ? Quelqu’un qui se rabaisse au niveau de l’insulte (si tant qu’il y ai insulte, j’y reviendrai) où au contraire quelqu’un qui prend le temps de comprendre le pourquoi de l’agressivité, de se remettre en question et de répliquer en conscience ?
Vient ensuite R. Karoutchi (deuxième fois que je l’épingle celui là)… il se demande “s’il n’aurait *pas mis une baffe*” Waouw ! le temps de te poser la question, c’est toi qui t’en prend une ! Pfffffffffffff Z’êtes vraiment nés une petite cullière en argent dans la bouche, hein ! une baffe, et pourquoi pas un coup de griffe ? ….
Au fait tant qu’à péter plus haut que ton c*l, tu provoquerais pas le quidam en duel ? ça ce serait “classe” mdr.
Quand à X.Bertrand…. “on n’a pas le droit d’humilier le président”…. Je dirai simplement que le président le faisant parfaitement lui-même il n’est pas nécessaire d’en rajouter…. Et s’il est vrai que refuser de prendre la main qui se tend peut être ressentie comme un “affront” ce n’en est pourtant pas une “insulte”… il serait peut-être temps que les gens de droite en France enrichissent leur vocabulaire.
J’ai dit !
Lady au Masque a dit,
février 25, 2008 à 8:12
A une époque où les chefs d’état avaient encore une certaine classe, il y eu deux incidents : à un “Mort aux cons” lancé par un badaud, De Gaulle avait répondu très sérieusement “Vaste programme”. Quand à Chirac, alors qu’il avait eu droit à un sonore “Connard”, avait répondu avec humour “Enchanté, moi c’est Jacques Chirac”. Maintenant, politique de civilisation oblige, ça donne “Casse toi pauvre con”. Y’a pas à dire, on prend de la hauteur !
Et le pire, c’est que ses ministres tant empressés de justifier sa répartie n’hésitent pas à comparer le soit-disant harcèlement contre Léon, à ceux dont furent victimes Salengro et Bérégovoy, tous deux suicidés en exercice. Supprimer ces droits qui mettent en péril la vie de notre guide suprême. Haro sur l’internet, les vidéos amateurs qu’on ne contrôle pas, la liberté de parole instantanée qui fait qu’une nouvelle fait le tour du monde en quelques heures… On nous prépare de bien tristes jours pour l’après élections, je le crains…
woogy a dit,
février 25, 2008 à 9:04
Les tirades d’Audiard, puisque tu en parles et que j’aime beaucoup, étaient quand même vachement plus classes. Je dis vachement puisque le contexte est celui du salon de l’agriculture.
Il aurait pu dire par exemple : “Quand on mettra les cons sur orbite, t’as pas fini de tourner”. Mais bon, encore que, même dans la bouche de Sarko, ça n’aurait même pas été drôle.
Gilles Aitte a dit,
février 25, 2008 à 10:01
Karoutchi est une valeur sure… Ce qiu est marrant, c’est que ceux qui ont ainsi sorti les griffes sont : celiu qui l’accompagnait et ne pouvait rester sans rien dire, Karoutchi, un fidèle du système 92, Hortefeux, un autre fidèle parmi les fidèles, Bertrand qui veut devenir Premier à la place du Premier, Raffarin… ben Raffarin quoi… Avec de telles lumières, on peut sortir du nucléaire !
B. a dit,
février 26, 2008 à 9:54
Et tant qu’à “audiariser”, il aurait pu emprunter cette réplique de “Comment réussir quand on est con et pleurnichard” :
“Confidence pour confidence, des connards comme vous, ch’fous un coup d’pompe dans la télé, il en dégringole cinquante !”
Shilane a dit,
février 26, 2008 à 3:27
Quand un homme a un bec de canard, des ailes de canard et des pattes de canards : c’est un canard. C’est vrai aussi pour les petits merdeux. (les vieux de la vieille)
Dans la vie il y a deux expédients à n’utiliser qu’en dernière instance : le cyanure ou la loyauté (Le gentleman d’Epson)
L’idéal quand on veut être admiré, c’est d’être mort
(Michel Audiard)
ça serait pas le top la dernière ? lol bon, vi vi, je sors